Les deuxièmes résultats préliminaires de la présidentielle ougandaise placent le président sortant Yoweri Museveni largement en tête, avec plus de 76 % des suffrages exprimés, tandis que l’opposant Bobi Wine a obtenu 19,85 % des voix. Ce dernier qui a dénoncé des irrégularités a été assigné à résidence jeudi soir, a informé son parti.
Ouganda : Yoweri Museveni en passe de remporter la présidentielle après 40 ans de pouvoir
Selon les deuxièmes résultats préliminaires de l’élection présidentielle en Ouganda publié vendredi 16 janvier 2026 par la Commission électorale ougandais, le président sortant Yoweri Museveni du NRM arrive en tête avec 3 millions 960 438 voix soit 76,25 %. Précisons que ces chiffres communiqués sont issus seulement de 22 758 bureaux de vote ayant transmis leurs résultats, soit 44,85 % du total.
Son principal rival, Robert Bobi Wine, de son vrai nom Kyagulanyi Ssentamu de la Plateforme d’unité nationale (NUP), recueille 1 million 312 047 voix soit 19,85 %.
Les autres candidats enregistrent des scores beaucoup plus faibles : Nathana Nandala Mafabi (FDC) 108 301 voix (2,08 %), Mugisha Muntu (ANT) 29 504 voix (0,57 %), Frank Bolira Kavinga (RPP) 23 267 voix (0,45 %), Robert Kasibante (National Peasants’ Party) 15 929 voix (0,31 %), Mubarak Munyagwa Serunga (Common Man’s Party) 14 742 voix (0,28 %) et Joseph Marbury Jozef (Conservative Party) 10 910 voix (0,21 %).
Le total des votes valides s’élève à 5 millions 194 338, tandis que 129 441 votes ont été invalidés (2,43 %) et 17 281 bulletins ont été annulés, portant le total des suffrages exprimés à 5 millions 323 779, soit 24,59 % des électeurs inscrits sur le registre national de 21 millions 649 067 électeurs.
L’opposant Bobi Wine assigné à résidence, selon son parti
« L’armée et la police ont encerclé la résidence du président Kyagulanyi Ssentamu Robert, le plaçant de facto, ainsi que son épouse, en résidence surveillée », a dénoncé la NUP, son parti, jeudi soir sur X.
Le jour du scrutin, Bobi Wine a dénoncé des irrégularités. Il a notamment évoqué des « bourrages massifs d’urnes », des arrestations ciblées et des restrictions contre l’opposition. Il a également mentionné des coupures d’internet, des pannes des machines biométriques BVVK, et l’enlèvement ou l’expulsion d’agents électoraux et superviseurs.
L’opposant de 43 ans a même déclaré que « le peuple ougandais doit se montrer à la hauteur et rejeter ce régime criminel. Le monde ne doit jamais donner aucune légitimité au régime du sang et de la honte ».
Rappelons que le scrutin s’est déroulé dans un contexte de forte tension politique, avec des restrictions médiatiques, arrestations et inquiétudes internationales sur le respect des droits humains et la transparence du processus électoral.
