Retrait des États-Unis de l’OMS : Ce que dit le gouvernement béninois

Narcisse Aberekere
3 min
Wilfried Léandre Houngbédji, Porte-parole du gouvernement face à la presse au siège du média Africaho à Fidjrossè

Le retrait annoncé des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé suscite des interrogations à travers le monde. Au Bénin, le gouvernement se veut rassurant. L’exécutif estime que cette décision n’affecte pas fondamentalement la politique sanitaire nationale.

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Retrait des USA de l’OMS : La réaction du Bénin

La décision des États-Unis d’Amérique de se retirer de l’Organisation mondiale de la santé continue de faire réagir. Pour plusieurs pays en développement, cette annonce ravive les inquiétudes liées au financement de certains programmes sanitaires.

Au Bénin, le gouvernement ne cède pas à l’alarmisme. Selon les informations rapportées par le media public La Nation, ce lundi 2 février 2026, le porte-parole de l’exécutif, Wilfried Léandre Houngbédji, a pris la parole. « Nous constatons et nous prenons acte de la nouvelle doctrine des États-Unis », a-t-il déclaré. Pour le gouvernement, il s’agit avant tout d’un fait international qu’il faut intégrer dans l’analyse, sans précipitation.

L’exécutif reconnaît toutefois que cette décision n’est pas sans effets. Les États-Unis figurent parmi les principaux contributeurs aux actions de l’OMS. Leur retrait pourrait fragiliser certains projets, notamment dans les pays qui dépendent encore fortement de l’appui extérieur.

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Mais pour Wilfried Léandre Houngbédji, le Bénin est dans une posture différente. « C’est déjà heureux que le Bénin ait appris à compter sur ses propres forces avant de compter sur les appuis extérieurs », a-t-il souligné. Une orientation assumée par le gouvernement ces dernières années, en particulier dans le secteur de la santé.

Le porte-parole n’exclut pas des répercussions sur certains programmes. « Ce retrait des USA de l’OMS ne peut manquer d’avoir des conséquences sur certains projets et programmes du gouvernement », a-t-il reconnu. Des conséquences que l’exécutif dit avoir anticipées.

Face à cette nouvelle donne, l’État entend s’adapter. « Il nous appartiendra de nous ajuster par les moyens dont nous disposons, quitte à solliciter d’autres partenaires », a indiqué Wilfried Léandre Houngbédji.

Le gouvernement met surtout en avant le poids croissant des ressources nationales dans le financement public. « Dans tous les cas, l’essentiel du financement des actions est maintenant fait par le gouvernement. De ce fait, les apports des autres restent confortatifs », a-t-il conclu.

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