Scrutins du 11 janvier : voici les recommandations de la plateforme électorale des OSC après le vote

Narcisse Aberekere
4 min
Urne de vote aux législatives

Au Bénin, au lendemain du double scrutin du 11 janvier 2026, la Plateforme électorale des Organisations de la société civile (PEOSC) a livré ses observations. Elle formule plusieurs recommandations pour consolider la paix électorale, tout en relevant des insuffisances à corriger pour les prochaines échéances.

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Législatives et communales 2026 : la PEOSC plaide pour un climat apaisé après le vote

La Plateforme électorale des Organisations de la société civile (PEOSC) souhaite que l’atmosphère apaisée observée lors des législatives et communales du 11 janvier 2026 se maintienne bien après la fermeture des bureaux de vote. Dans une déclaration rendue publique le lundi 12 janvier, sa présidente, Fatoumatou Batoko Zossou, a invité toutes les parties prenantes à la retenue et à la responsabilité pendant toute la période post-électorale.

En effet, la plateforme recommande à la Commission électorale nationale autonome (CENA) de prendre les dispositions nécessaires pour publier les résultats dans les délais et d’anticiper la mise à disposition du matériel électoral lors des prochains scrutins. À l’Agence nationale d’identification des personnes (ANIP), elle suggère une actualisation plus rigoureuse de la liste électorale, notamment en prenant en compte les demandes de transfert de centres de vote.

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 La PEOSC exhorte par ailleurs les partis politiques à privilégier les voies légales en cas de contestation. Elle demande aux forces de défense et de sécurité de poursuivre leur mission de sécurisation du processus électoral et invite les populations à maintenir la veille citoyenne, dans le calme, en acceptant le verdict des urnes.

Les constats de la PEOSC

Ces recommandations s’appuient sur plusieurs constats issus de l’observation du scrutin. La plateforme relève d’abord que les élections se sont déroulées globalement dans le calme. Elle parle d’un scrutin qui s’est tenu de « manière pacifique ».

Sur le déroulement du dépouillement, « dans 99,13 pour cent des 1 044 postes de vote rapportés, le dépouillement a été fait conformément à la loi. Il a été immédiat, public et ininterrompu, sans tension ni incident », a indiqué Fatoumatou Batoko Zossou.

 La plateforme ajoute que le processus s’est déroulé sans contestation majeure. « Dans 97,21 pour cent des 1 043 postes de vote, le dépouillement s’est déroulé sans réclamation des partis en lice », souligne la déclaration. Et lorsque des réclamations ont été formulées, « elles ont été intégrées au procès-verbal à 99,04 pour cent ».

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Tout n’a cependant pas été sans difficulté. La PEOSC a noté des retards dans le démarrage du vote dans certains départements, notamment le Littoral et l’Atlantique. Elle a également constaté « le défaut d’affichage des procès-verbaux de compilation au niveau des coordinations d’arrondissement ». Des observateurs ont par ailleurs signalé « la non-disponibilité des procès-verbaux de centralisation et de contestation des résultats » dans certaines localités. Ces informations ont été remontées à la salle de situation électorale de la plateforme.

Faut-il le souligner, pour la PEOSC, ces insuffisances doivent servir de leçons. L’objectif reste de renforcer la transparence, la confiance et la paix sociale, afin que les prochains scrutins se déroulent dans des conditions encore meilleures.

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