Au Sénégal, les députés ont voté une réforme du code pénal qui durcit les peines liées aux relations homosexuelles. Le texte prévoit notamment un doublement des peines de prison et l’introduction de nouvelles infractions.
Homosexualité au Sénégal : la durcit les peines !
L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté mercredi 11 mars, une loi visant à renforcer les sanctions pénales contre les relations entre personnes de même sexe. Cette réforme modifie l’article 19 du code pénal et prévoit notamment de doubler les peines de prison encourues pour ce que la loi qualifie « d’actes contre nature ». La loi a été adoptée par 135 voix, 3 abstentions et zéro contre.

Désormais, toute personne reconnue coupable de relations homosexuelles risque une peine allant de cinq à dix ans d’emprisonnement, contre un à cinq ans auparavant. Les amendes ont également été revues à la hausse et pourraient atteindre jusqu’à 10 millions de francs CFA, alors que le plafond était jusque-là fixé à 1,5 million de francs CFA.
Le nouveau texte précise également la notion « d’acte contre nature », en y intégrant explicitement « les actes sexuels entre deux personnes du même sexe ». Par ailleurs, deux nouvelles infractions font leur apparition dans la législation. Il s’agit notamment de l’apologie de l’homosexualité et son financement, passibles de peines de trois à sept ans de prison.
Ousmane Sonko tient sa promesse
Le vote de cette loi s’est déroulé dans un hémicycle acquis au régime du PASTEF qui dispose de 109 sièges sur les 165 que compte le Parlement. Durant les débats, aucune voix ne s’est élevée pour réclamer une dépénalisation de l’homosexualité ni un allègement des sanctions.
Pour entrer officiellement en vigueur, la loi doit encore être promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye. Le Premier ministre Ousmane Sonko, à l’origine du projet de loi, assure qu’il s’agit d’une promesse faite aux sénégalais.
