Sénégal : un étudiant tué dans des heurts à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar

Marturin ATCHA
3 min
Université Cheikh Anta Diop

Au Sénégal, Abdoulaye Ba, étudiant inscrit en 2e année de médecine a été tué lundi 9 février dans des manifestations à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

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Un étudiant sénégalais a perdu la vie dans de graves événements survenus le lundi 9 février 2026 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Abdoulaye Ba, étudiant en deuxième année de licence en médecine serait mort après avoir été malmené par les forces de l’ordre qui ont pénétré sur le campus social de l’Université.

Le gouvernement veut situer les responsabilités

Dans un communiqué, le gouvernement sénégalais a exprimé sa profonde tristesse et présenté ses condoléances à la famille du défunt, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire. Il a appelé à la retenue, au sens des responsabilités et à l’apaisement.

Par ailleurs, il s’est engagé à œuvrer pour la manifestation de la vérité et au respect de l’État de droit. Il assure que toute la lumière sera faite sur les circonstances du décès et que les responsabilités éventuelles seront établies conformément aux lois en vigueur.

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Le gouvernement a également réitéré sa détermination à renforcer la sécurité sur le campus social et à garantir la protection des étudiants, annonçant des mesures immédiates en ce sens.

Le fonctionnement de l’Université était compromis depuis quelques semaines en raison de tension et de grèves liées à des revendications de bourse. La décision des autorités universitaires de fermer les restaurants universitaires en réponses à la volonté des étudiants de se restaurer sans payer de tickets a mis le feu aux poudres.

Guy Marius Sagna critique la répression des étudiants

Une situation chaotique qui a fait réagir Guy Marius Sagna, député et défenseur de la cause estudiantine. À l’en croire, le problème des étudiants est plus grave que les questions de restaurants fermés, de bourses payées avec ou sans rappel.

« Cette répression aveugle et gratuite qui nous rappelle la colonialité de nos « institutions » et de certains de nos agents des forces de défense et de sécurité formés pour insulter, massacrer, écraser au quotidien du citoyen et au besoin l’assassiner est inacceptable« , a-t-il écrit.

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