Talon, Ouattara, Gnassingbé, Diomaye Faye : les vœux des Chefs d’Etat ouest africains pour 2026

Paul Danongbe
6 min
Bassirou Diomaye Faye reçu en visite de travail par Patrice Talon, le 15 juillet 2025 à Cotonou, au Bénin.

Les Chefs d’Etat de l’Afrique de l’Ouest ont exprimé leurs vœux pour l’année 2026 à travers messages qui s’appuient sur bilans politiques, projections, appels à l’unité et résilience sécuritaire. Alassane Ouattara, Faure Gnassingbé, Bassirou Diomaye Faye, Ibrahim Traoré, Assimi Goïta se sont exprimés chacun selon le contexte de son pays. Patrice Talon en fin de mandat, a pour sa part, marqué les esprits des Béninois avec un déclaration qui tranche avec ce qui s’observe habituellement chez les dirigeants au terme de leur règne.

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Afrique de l’Ouest : les vœux des Chefs d’Etat pour l’année 2026 

Tout comme les autres pays d’Afrique et du monde, c’est aussi la fête dans la sous région ouest africaine. Au Bénin, au Mali, au Sénégal, en Côte d’Ivoire ou encore dans les pays d’Alliance des États du Sahel, les dirigeants ont fait leur bilan à travers leurs traditionnels messages de vœux.

Au Bénin, le président Patrice Talon, à la tête du pays depuis 2016 et en fin de mandat a prononcé une allocution marquée par la reconnaissance, la transmission et la confiance en l’avenir, à l’heure où le pays s’apprête à tourner une nouvelle page institutionnelle avec les élections générales de cette année 2026. En effet, dans un ton à la fois solennel et apaisé, le chef de l’État béninois a d’abord exprimé sa « gratitude infinie » envers les Béninois de l’intérieur comme de la diaspora, rappelant la confiance renouvelée dont il a bénéficié à deux reprises.

À quelques mois de la fin de son second mandat, Patrice Talon a revendiqué un engagement total au service du pays, tout en reconnaissant les limites de l’action publique. « Je reconnais aussi que je n’ai pas réussi en tout », a-t-il admis, avant d’insister sur les avancées collectives accomplies durant la dernière décennie.

Le Bénin a véritablement et définitivement trouvé sa voie pour se développer et offrir, progressivement, à chacun, le bien-être légitimement attendu depuis si longtemps, un bien-être qui est désormais à notre portée.

Patrice Talon

Au cœur de son message, le président béninois a surtout mis en avant un changement profond de mentalité. Selon lui, le Bénin a désormais dépassé le sentiment d’impuissance qui freinait son développement. « Désormais, plus rien ne nous paraît impossible », a-t-il affirmé, estimant que le pays a trouvé sa voie et que le mieux-être longtemps espéré est aujourd’hui à portée de main.

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Ouattara, Gnassingbé et Diomaye Faye en mode redditions de comptes

Contrairement à l’atmosphère qui prévaut au Bénin où les populations fêtent en pleine campagne électorale, la Côte d’Ivoire elle, sort d’une année électorale marquée par une présidentielle et des élections législatives. Et dans son message consulté par Africaho, Alassane Ouattara s’est montré reconnaissant pour sa réélection à un quatrième mandat. Le président âgé de 83 ans a félicité les ivoiriens pour des scrutins qu’il a qualifiés de « transparents et crédibles », alors même que les candidats des deux principaux partis d’opposition ont été exclus.

Faure Gnassingbé, à la tête du Togo depuis 20 ans, a tenté de justifier la révision constitutionnelle qui fait désormais de lui, président du Conseil et non plus président de la République. Pour lui, « dans une République, il y a des choses qui doivent rester stables ». « La continuité de l’État et des institutions est essentielle. C’est pour ça que je suis restée à la tête de l’exécutif », a-t-il ajouté.

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Au Sénégal, Bassirou Diomaye Faye s’est particulièrement penché sur les réductions drastiques des dépenses publiques ont déjà été engagées et a annoncé que les réformes de la justice interviendront en 2026. Le successeur de Macky Sall n’a pas non plus occulté son bilan d’autres volets de la vie publique comme l’éducation, la santé, la politique, etc.

Goïta, Traoré et Tiani pour la sécurité dans les pays de l’AES

Dans les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), confrontés à une insécurité persistante, les messages de vœux ont pris une tonalité différente. Au Mali, le président de la transition Assimi Goïta a rendu un hommage appuyé aux forces de défense et de sécurité, saluant la « bravoure » des militaires et des civils engagés dans le ravitaillement du pays, souvent au péril de leur vie.

Même registre au Burkina Faso, où le capitaine Ibrahim Traoré a mis en avant les avancées militaires enregistrées sur le terrain. Le chef de l’État burkinabè a notamment annoncé la reprise du contrôle de plusieurs localités, en particulier dans la région du Nakambé, présentant ces succès comme le fruit de la détermination nationale face à la menace terroriste.

Ce sont donc des déclarations qui contrastent avec celles formulées dans les pays côtiers, où la stabilité institutionnelle et la continuité de l’État ont dominé les discours.

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