Après les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran et la riposte de Téhéran, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, alerte sur les conséquences d’un conflit qui pourrait dépasser le cadre régional. Il a appelé à travers une vidéo publiée sur sa page officielle dimanche 1 mars 2026, la retenue et à la lucidité.
Conflit Iran–États-Unis–Israël : Sonko appelle à la lucidité
La situation s’est brusquement aggravée au Moyen-Orient. À la suite de frappes menées par les États-Unis et Israël contre plusieurs cibles en Iran, notamment à Téhéran, les autorités iraniennes ont annoncé la mort du guide suprême Ali Khamenei, présenté comme « tombé en martyr ». Quarante jours de deuil national ont été décrétés et un « châtiment sévère » a été promis.
En riposte, l’Iran a lancé des missiles et des drones en direction d’Israël et contre des bases militaires américaines situées dans plusieurs pays arabes. Les combats ont fait plusieurs dizaines de morts selon des sources locales. Des estimations non officielles évoquent plus de 200 victimes. Le United States Central Command a confirmé la mort de trois militaires américains et des blessés graves dans ses rangs, dans le cadre de l’opération baptisée « Epic Fury ».
Sur le plan institutionnel, une direction intérimaire a été mise en place à Téhéran en attendant la désignation d’un nouveau guide par l’Assemblée des experts. Pendant ce temps, plusieurs acteurs internationaux, dont l’Union africaine, la CEDEAO, la Russie et l’Union européenne, appellent à la retenue et au retour au dialogue. La compagnie Ethiopian Airlines a suspendu plusieurs vols vers la région en raison de la dégradation sécuritaire.
À Dakar, Ousmane Sonko suit la situation de près. Dans une déclaration vidéo adressée à ses partisans, le leader de Pastef Les Patriotes et chef du gouvernement sénégalais a exprimé son inquiétude face à une escalade qui, selon lui, pourrait dépasser le cadre régional.
Il insiste sur le rôle stratégique du détroit d’Ormuz, par où transite une part importante du pétrole mondial. Une extension du conflit, explique-t-il, pourrait provoquer une flambée des prix de l’énergie, perturber les chaînes d’approvisionnement et entraîner une hausse généralisée du coût de la vie.
Le Premier ministre estime que les pays fortement dépendants des importations d’hydrocarbures, comme le Sénégal, risquent de subir de plein fouet les répercussions de la crise. Il évoque des effets possibles sur l’investissement, la mobilité des capitaux, les marchés financiers et la sécurité alimentaire.
Dans son intervention, Ousmane Sonko appelle à la prudence et à la lucidité. « Nous souhaiterions tous que ça n’aille plus loin que ça. Nous devons être percimiste, voir la choses la manière la plus lucide et la plus réaliste possible », a-t-il déclaré.
Pour lui, la poursuite du conflit pourrait compromettre l’équilibre mondial et entraîner des conséquences économiques et sociales majeures, en particulier pour les pays africains déjà fragilisés par les chocs extérieurs.
