Alors que les tensions diplomatiques entre le Bénin et le Niger continuent d’alimenter les débats dans la sous-région ouest-africaine, Daniel Edah, président du mouvement politique « Nous Le Ferons », a, dans une déclaration sur sa page Facebook, appelé à la responsabilité collective et au dialogue entre États frères.
Crise diplomatique entre le Cotonou et le Niamey : Daniel Edah appelle à la réhabilitation des relations
Dans un contexte marqué par l’insécurité persistante au Sahel et par des relations de plus en plus froides entre Cotonou et Niamey, l’acteur politique béninois, Daniel Edah, invite dirigeants et populations à replacer l’humain au cœur des décisions. « Derrière les communiqués et les déclarations, il y a des familles inquiètes, des travailleurs qui craignent pour leurs activités, des jeunes dont l’avenir semble incertain », rappelle-t-il.
Pour Daniel Edah, la situation actuelle dépasse largement le cadre des relations bilatérales. L’insécurité qui frappe le Sahel est, selon lui, une menace commune. « Aucun peuple de la région ne gagne lorsque la méfiance grandit entre États », affirme-t-il, soulignant que la persistance des violences malgré les efforts nationaux prouve « qu’aucun pays ne peut s’en sortir seul ».
Daniel Edah ne cache pas sa préoccupation face à la détérioration des relations entre le Bénin et le Niger. « Je regrette profondément le fossé qui s’est installé entre le Bénin et le Niger ainsi que la froideur qui caractérise aujourd’hui nos relations », confie-t-il. Il a par ailleurs rappelé que les deux pays sont « condamnés par la géographie et l’histoire à vivre ensemble ».
« Nos peuples sont liés par l’histoire, par le commerce, par les familles, par des millions de vies qui traversent les frontières chaque jour », insiste-t-il.
« Être patriote, pour moi, ce n’est pas hausser le ton. Être patriote, c’est protéger les intérêts de son peuple tout en préservant la paix avec ses voisins », martèle Daniel Edah.
Il appelle à une utilisation pleine et entière des canaux diplomatiques. « On peut avoir des choix différents, des partenaires différents, des visions différentes, mais cela ne doit jamais fermer la porte à la discussion ni à la coopération ».
« Si la région s’embrase, aucun pays ne sera épargné. Si la région se relève ensemble, chacun en bénéficiera », conclut-il, appelant à « la voie du dialogue, du respect et de la coopération entre États frères ».
