Le Bénin a mis à prix la tête du Lieutenant-Colonel Pascal Tigri et huit de ces complices, présumés auteurs de la tentative de coup d’Etat du 7 décembre 2025. Une enveloppe de 20 millions est mise en jeu pour toute information permettant la capture d’un mutin.
La police traque Pascal Tigri et huit de ses complices
Quelques jours après avoir mis à prix la tête des auteurs présumés de la tentative de coup d’Etat du 7 décembre, la Police Républicaine a fixé le montant qui sera remis à toute personne donnant des informations fiables pouvant menées à la capture des mutins.
Selon Serge Nonvignon, membre de la cellule de la communication de la Présidence de la République, la Police Républicaine offre 20 000 0000 FCFA pour toute information avérée menant à l’interpellation d’un fugitif. « La récompense sera revue à la hausse si la personne permet la capture du fugitif« , a-t-il écrit.
Il s’agit d’une nouvelle offensive des autorités béninoises contre les auteurs présumés de la mutinerie du 7 décembre 2025. Au petit matin de ce dimanche-là, des soldats mutins ont pris d’assaut la résidence du chef de l’Etat à Cadjèhoun et le siège de Société de radio et de télévision du Bénin (SRTB) à Cotonou. Ils ont réussi à faire passer une déclaration de prise de pouvoir en boucle sur la chaîne nationale avant d’être mis en échec par l’armée loyaliste.
Cette tentative hasardeuse a coûté la vie à un militaire, tombé au domicile du président Patrice Talon et à la femme du directeur du cabinet militaire, le général Bertin Bada. Avec le soutien de l’armée nigériane, les forces loyalistes ont repris toutes les positions et mené des frappes ciblées sur la caserne militaire de Togbin où les mutins s’étaient réfugiés.
En prenant la parole au soir de ce jour tragique pour le Bénin, le président Patrice Talon a assuré que « cette forfaiture ne restera pas impunie ». Dans le cadre des enquêtes en cours, plusieurs personnalités politiques dont les anciens ministres Candide Azannai, Alassane Tigri et le député Soumaila Bouké Sonon ont été interpellés puis déposés en prison.
