Vol de carburant à la base navale de Cotonou : un ex-commandant et cinq militaires condamnés

Touré Soulémane
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CRIET.

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict, jeudi 3 avril 2025, dans l’affaire du vol de carburant à la base navale de Cotonou. Sur les quatorze personnes poursuivies, six ont été condamnées à des peines de prison ferme et à des amendes, dont l’ancien commandant de la base. Huit autres ont été relaxées au bénéfice du doute.

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La Cour de répression des infractions économique et du terrorisme a tranché jeudi, dans l’affaire de vol de carburant qui a secoué la base navale de Cotonou. En effet, d’après le verdict rendu par la Cour, l’ancien commandant de la base a été reconnu coupable d’« abus de fonctions » et condamné à 18 mois de prison ferme assortis d’une amende d’un million de FCFA.

Quant à son assistant en charge de la gestion des carburants, il a écopé de la même peine. Ce dernier, lors des débats, s’était défendu. « Je n’ai jamais vendu de carburant à qui que ce soit et tout ce que j’ai fait sur la base navale de Cotonou était sur ordre de mon commandant », rapporte Libre Express.

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Des militaires condamnés

Ainsi, deux autres militaires impliqués ont également été sanctionnés. L’un a été condamné à 15 mois de prison ferme et un million de FCFA d’amende, tandis que l’autre a écopé de 12 mois de prison ferme avec la même amende. Par ailleurs, les deux commerçants poursuivis ont vu la qualification des faits passer de « recel d’abus de fonction et blanchiment de capitaux » à « recel d’abus de fonction ». Ils ont chacun été condamnés à 12 mois de prison ferme et un million de FCFA d’amende.

Le ministère public avait requis des peines plus sévères, mais la Cour en a décidé autrement. Lors du procès, l’ancien commandant a rejeté les accusations, déclarant. “Je n’ai jamais vendu ni encore moins demandé à un collègue ou subalterne de me vendre du gasoil. La base navale n’est pas une station-service”, a-t-il déclaré, selon la même source.

Les débats ont permis d’estimer à environ 28 tonnes la quantité de carburant volée et revendue. Avec ce verdict, la CRIET met un point final à cette affaire qui a secoué l’institution militaire béninoise. Reste à savoir si d’autres actions seront entreprises pour éviter la réapparition de telles pratiques au sein des forces armées.

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