Législatives 2026 : l’accord parlementaire ne garantit pas parfois de sièges malgré l’obtention des 20 %

Narcisse Aberekere
3 min
L'expert électoral Clotaire Olihidé dans son bureau à la Cité ministérielle le 14 janvier 2026@Africaho

Au Bénin, les électeurs attendent les résultats du 11 janvier 2026. À ce stade, la question de l’éligibilité des partis et de la répartition des sièges reste au centre des préoccupations. Selon Clotaire Olihidé, spécialiste des questions électorales, les accords de gouvernance peuvent aider à franchir le seuil légal, mais ne garantissent pas automatiquement un siège. Voici plutôt.

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Législatives au Bénin : les alliances électorales ne garantissent pas l’obtention de sièges

Pour les élections communales et législatives du 11 janvier, les électeurs attendent de voir comment les sièges seront attribués. Selon la loi n°2024-13 du 15 mars 2024, qui modifie le Code électoral et complète la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019, l’article 146 nouveau stipule : « Seules sont éligibles à l’attribution des sièges les listes ayant recueilli au moins vingt pour cent (20 %) des suffrages valablement exprimés dans chacune des circonscriptions électorales législatives. » Cette règle s’applique aux élections législatives comme aux élections communales, fixant un cadre uniforme pour la distribution des sièges.

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Il existe également une disposition concernant les accords de gouvernance. Normalement, seules les listes ayant obtenu 20 % des voix peuvent prétendre à des sièges. Mais la loi prévoit que des partis ayant conclu un accord de gouvernance officiel avant le scrutin peuvent cumuler leurs voix. Si leur total atteint au moins 10 % au plan national, ces partis deviennent éligibles à la répartition des sièges. Ce mécanisme permet à des alliances déclarées à la CENA d’entrer dans le calcul même si un parti seul n’a pas atteint le seuil classique.

Pourtant, l’accord de gouvernance ne garantit pas l’obtention de sièges. Interviewé par Africaho, Clotaire Olihidé, spécialiste des questions électorales, explique : « La coalition ne permet pas de se sauver pour l’éligibilité au partage. Cela ne veut pas dire que vous avez déjà un siège. C’est pour s’assurer que vous êtes bien présent seul ou avec d’autres dans les circonscriptions. »

 Il poursuit : « Vous pouvez être en accord, avoir atteint la barre des 20 % et ne pas avoir de siège. Quand ensemble vous avez réussi à atteindre les 20 %, on ne calcule pas vos sièges ensemble. La répartition ne se fait pas en mettant vos voix en commun. »

Faut-il le rappeler, la CENA devrait publier les grandes tendances des résultats ce mercredi 14 janvier. Elles sont donc très attendues dans les prochaines heures pour apporter plus de clarté sur la distribution finale des sièges et l’impact réel des alliances électorales.

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