L’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste (ARCEP) a lancé dans un communiqué publié mardi, une mise en garde ferme à l’endroit des exploitants de services communément appelés « Wifi Zone », exerçant sans autorisation officielle.
Bénin : une autorisation de l’ARCEP exigée désormais pour l’exploitation des Wifi Zone !
Fin de l’informel dans le secteur des exploitants de « Wifi Zone » au Bénin ! Par un communiqué en date du 13 janvier, Flavien Bachabi, président de l’ARCEP a exprimé le besoin de l’autorité qu’il dirigé à mettre de l’ordre dans la prolifération des activités de fourniture de services de connexion à internet sans autorisation, communément appelées « Wifi Zone » qui s’observe dans le pays.
Selon l’institution de régulation, la multiplication de ces offres informelles de connexion à internet, souvent mises en place en dehors de tout cadre légal, pose de sérieux défis en matière de contrôle, de qualité de service et de sécurité numérique. Une situation que l’ARCEP juge incompatible avec les exigences d’un secteur structuré et compétitif.
L’autorité, dans son communiqué consulté par Africaho, rappelle que la fourniture ou la commercialisation de services de connexion à internet ne peut se faire qu’après l’obtention d’une licence délivrée par l’organe de régulation. Cette règle, précise l’institution de régulation loin d’être une simple formalité administrative, vise à protéger les consommateurs, à encadrer les pratiques commerciales et à assurer un environnement équitable entre les acteurs du marché.
Un délai accordé pour se conformer et des sanctions pénales annoncées
Afin de permettre aux exploitants concernés de se conformer à la réglementation, un délai exceptionnel leur est accordé jusqu’au 31 janvier 2026. Au-delà de cette date, toute activité non autorisée sera considérée comme illégale et exposera ses auteurs à des poursuites prévues par les lois en vigueur, y compris des sanctions pénales. Par cette démarche, l’ARCEP entend assainir durablement le marché des services de connexion à internet.
À Cotonou comme à Abomey-Calavi et dans d’autres villes du Bénin notamment, les points de connexion communément appelés « Wifi Zone » pullulent davantage les coins de rues. Par cette décision, l’ARCEP veut sans doute formaliser le secteur afin d’assurer une sécurité numérique pour tous.
