ZLECAf, sécurité, gouvernance : le Parlement de la CEDEAO définit sa feuille de route pour l’année 2026

Paul Danongbe
4 min
Hadja Mémounatou Ibrahima, Présidente du Parlement de la CEDEAO à clôture de la 1ère session extraordinaire de l'année 2026 à Abuja /@ Paul DANONGBE I Africaho

La première session extraordinaire 2026 du Parlement de la CEDEAO s’est achevée le vendredi 27 février 2026 à Abuja, au Nigeria. Sous la présidence de Mémounatou Ibrahima, les parlementaires ont adopté le programme d’activités 2026 de l’institution, le rapport de la deuxième session ordinaire 2025 ainsi que celui du premier séminaire parlementaire tenu du 23 au 25 février 2026.

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ZLECAf, sécurité, gouvernance : les priorités 2026 du Parlement de la CEDEAO

La CEDEAO veut accélérer l’intégration économique en 2026. En session extraordinaire à Abuja, la première d’ailleurs de l’année 2026, les députés de la sixième législature au parlement de l’institution sous-régionale ouest africaine ont principalement discuté de libre-échange au sein des États membres. Cette session a été précédée d’un séminaire consacré à la ZLECAf, présentée comme un instrument stratégique de l’intégration économique africaine.

Dans son discours de clôture, la présidente du Parlement de la CEDEAO, Hadja Mémounatou Ibrahima, a salué la qualité des échanges tout en appelant à une mise en œuvre concrète des résolutions issues des travaux. « Cette première session extraordinaire a été précédée d’un séminaire consacré à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Nous avons abordé ce sujet avec la hauteur de vue qu’il mérite et compris les défis nationaux et régionaux auxquels nous devons faire face pour espérer en tirer le meilleur », a-t-elle déclaré.

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La présidente a reconnu que la ZLECAf suscite de grands espoirs, mais aussi des préoccupations parmi les parlementaires. « Ce séminaire a été riche en enseignements, mais il a aussi mis en lumière des divergences de vues et des préoccupations légitimes. Si l’accord suscite de grands espoirs, il n’a pas fait l’unanimité », a-t-elle souligné.

Parmi les défis évoqués figurent « la persistance des barrières non tarifaires, les lenteurs dans l’harmonisation des cadres juridiques, les insuffisances infrastructurelles, ou encore les risques d’exclusion des femmes, des jeunes et des commerçants informels ».

Je forme le vœu solennel que les idées puissantes émises durant cette session ne restent pas dans ces murs, mais se traduisent en actions concrètes et en politiques publiques plus inclusives dans chacun de nos États.

Hadja Mémounatou Ibrahima

Mémounatou Ibrahima évoque une triple mission pour les députés

Face à ces enjeux, elle a défini une triple mission pour les députés communautaires : « Nous devons plaider sans relâche pour la ratification et l’application effective des protocoles de la ZLECAf. Nous devons surveiller l’harmonisation des politiques nationales avec nos engagements régionaux. Nous devons également sensibiliser nos acteurs économiques et nos citoyens aux opportunités immenses qu’offre ce marché intégré ».

Mémounatou Ibrahima s’est particulièrement adressée à ses collègues du parlement de la CEDEOA. « Nous devons être la voix qui interpelle, l’œil qui contrôle et le moteur qui entraîne pour faire du contrôle parlementaire un outil au service d’une intégration régionale plus inclusive, plus transparente et plus résiliente. »

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Outre la ZLECAf, la présidente a insisté sur les défis sécuritaires, politiques et climatiques qui fragilisent la région. « Notre région est secouée par des transitions politiques délicates, des menaces sécuritaires persistantes, des vulnérabilités économiques et des urgences climatiques. Face à ces défis, la tentation du repli serait une faute. Notre unité et notre intégration sont plus que jamais des boucliers et des remparts », a-t-elle averti.

La session extraordinaire qui faut-il le rappeler, a démarré lundi 23 février 2026 à Abuja au Nigeria, a permis d’adopter un programme d’activités 2026 structuré autour de quatre priorités. Il s’agit notamment de la participation citoyenne, le renforcement institutionnel, la paix et la gouvernance, ainsi que la facilitation.

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