Afrique du Sud : Kemi Seba fixé ce 19 mai sur sa demande de liberté sous caution

Loan Tamin
2 min
Kemi Seba, président de Urgences panafricanistes

Kemi Seba sera fixé ce mardi 19 mai 2026 sur sa demande de mise en liberté sous caution devant la justice sud-africaine. Après plusieurs semaines de procédure judiciaire, l’activiste poursuivi et visé par une demande d’extradition du Bénin devrait être situé.

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Extradition vers le Bénin : Kemi Seba face à une audience décisive ce mardi 19 juin

Verdict attendu pour Kemi Seba ce 19 mai en Afrique du Sud. Interpellé le 14 avril dernier à Pretoria, le président de l’organisation Urgences panafricanistes a déjà comparu à trois reprises devant les juridictions sud-africaines. Lors de la dernière audience tenue le 11 mai, le tribunal avait décidé de reporter sa décision au 19 mai, maintenant ainsi l’activiste en détention.

Les avocats de Kemi Seba réclament sa remise en liberté provisoire, affirmant que leur client ne représente aucun danger. Le parquet sud-africain s’oppose toutefois à cette demande et évoque des accusations jugées graves. Le 29 avril, les procureurs avaient notamment affirmé que l’activiste préparait des actions violentes en Europe, des accusations qu’il rejette catégoriquement.

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Dans une lettre rendue publique début mai, Kemi Seba a néanmoins reconnu avoir envisagé de quitter clandestinement l’Afrique du Sud après l’expiration de son visa. Il y expliquait avoir envisagé de s’appuyer sur certains contacts locaux et étrangers pour organiser son départ.

En parallèle de la procédure sud-africaine, les autorités béninoises poursuivent leurs démarches judiciaires contre l’activiste. Deux mandats d’arrêt internationaux ont été émis à son encontre pour des faits présumés de blanchiment de capitaux et d’apologie du terrorisme.

Ces poursuites sont liées à ses déclarations après la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025 au Bénin, qu’il avait publiquement qualifiée de « jour de libération ». Le procureur spécial de la CRIET, Mario Mètonou, a confirmé qu’une demande officielle d’extradition est en préparation auprès des autorités sud-africaines.

L’audience de ce 19 mai est donc suivie avec attention aussi bien à Pretoria qu’à Cotonou, dans un contexte mêlant enjeux judiciaires, politiques et diplomatiques.

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