Au Bénin, l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) a exclu, sept entreprises ainsi que sept responsables d’entreprises pour production présumée de fausses pièces dans des procédures d’appel d’offres.
Marchés publics au Bénin : des dirigeants d’entreprises interdits jusqu’en 2033
L’ARMP frappe des entreprises pour fausses déclarations. Les décisions ont été prises le 15 mai 2026 par le Conseil de régulation de l’ARMP et publiées sur le site officiel de l’institution. Les sanctions visent six sociétés et un établissement impliqués dans différents marchés publics, notamment dans les secteurs portuaire et de l’alimentation en eau potable.
Selon les décisions rendues publiques, les exclusions infligées aux entreprises varient entre un et deux ans. Les dirigeants concernés écopent, quant à eux, de sanctions plus lourdes allant d’un à sept ans d’exclusion de la commande publique. L’un des responsables est interdit d’accès aux marchés publics jusqu’en avril 2033.
L’ARMP applique ainsi un mécanisme de double sanction visant à empêcher les dirigeants sanctionnés de contourner les mesures disciplinaires à travers la création de nouvelles sociétés. L’institution actualise régulièrement une « liste rouge » regroupant les personnes physiques et morales exclues de la commande publique nationale.
Cette nouvelle vague de sanctions intervient dans un contexte de durcissement du contrôle des marchés publics au Bénin. Depuis le début de l’année 2026, plusieurs entreprises ont déjà été sanctionnées dans des dossiers liés à la SONEB, au ministère de la Justice, au Port autonome de Cotonou ou encore à la SIRAT.
En mars dernier, l’entreprise Eco-City Africa et son gérant avaient également été sanctionnés pour des irrégularités relevées dans des dossiers d’offres publics. D’autres procédures disciplinaires avaient été ouvertes dès 2025 contre certaines sociétés impliquées dans des marchés publics.
À travers ces mesures, l’ARMP entend renforcer la transparence et la crédibilité des procédures de passation des marchés publics, dans un contexte marqué par d’importants investissements publics dans les infrastructures, l’eau, l’énergie et les transports.
