Le président de la Confédération africaine de football (CAF), qui n’a pourtant pas annoncé de candidature à la succession de Cyril Ramaphosa, arrive en tête des personnalités testées dans un récent sondage News24/SABI sur les préférences des Sud-Africains.
Afrique du Sud : Motsepe plébiscité, malgré son absence de candidature officielle
Patrice Motsepe favori de la succession à Cyril Ramaphosa dans le dernier sondage News24/SABI en Afrique du Sud. Selon cette enquête consultée par Africaho, le président de la CAF, d’origine sud-africaine est la seule personnalité évaluée à obtenir davantage d’opinions favorables que défavorables. Il devance notamment le président Cyril Ramaphosa et plusieurs responsables politiques. Le sondage a été réalisé auprès de 5 001 électeurs inscrits entre le 25 août et le 17 septembre 2026. Les résultats constituent toutefois un état de l’opinion à un moment donné et ne constituent pas une prévision électorale.
Âgé de 64 ans, Patrice Motsepe s’est d’abord imposé dans les affaires avant de devenir une figure majeure du football africain. Propriétaire des Mamelodi Sundowns, il dirige la CAF depuis 2021. Son profil bénéficie également d’une certaine proximité avec l’ANC, le parti au pouvoir. Dans les enquêtes consacrées à la succession de Cyril Ramaphosa à la tête du parti, Motsepe apparaît régulièrement devant plusieurs cadres de la formation, notamment Fikile Mbalula et Paul Mashatile.
Mais une popularité dans les sondages ne signifie pas pour autant une candidature. Motsepe s’est jusqu’ici tenu à distance des ambitions politiques qui lui sont prêtées, tandis que l’ANC a également mis en garde contre les campagnes prématurées en vue de sa prochaine conférence élective.
La prochaine présidentielle sud-africaine est prévue en 2029, année qui correspond également à la fin du mandat actuel de Motsepe à la CAF. L’échéance alimente d’ailleurs les spéculations sur une éventuelle entrée en politique de l’homme.
Pour l’heure – important de le préciser – le patron du football africain reste donc un potentiel prétendant, et non un candidat déclaré. Son avance dans les enquêtes traduit surtout l’intérêt croissant que lui portent certains électeurs dans un pays où l’ANC cherche à redéfinir son leadership.
