Agriculture au Bénin : les performances de 2025 saluées, mais des défis persistent

Loan Tamin
3 min

La revue de performance du secteur agricole au titre de la gestion 2025 au Bénin s’est tenue mardi 22 septembre à Cotonou. Les acteurs ont relevé des progrès dans la production, la transformation, la sécurité alimentaire et la gouvernance et ont souligné la nécessité de renforcer l’accès aux intrants, au financement, aux innovations et aux marchés.

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Revue de performance du secteur agricole 2025: Des avancées à consolider, des défis encore persistants

Des chiffres relatifs aux performances réalisées dans le secteur agricole au Bénin en 2025. Selon Hermann Imali Djeta, président de la Chambre nationale d’agriculture du Bénin (Cna-Bénin), le secteur agricole a représenté l’année dernière environ 25,4 % du Produit intérieur brut national et généré 59,1 % des recettes nationales d’exportation. Le Bénin s’est également classé premier de la Cedeao et cinquième en Afrique dans l’évaluation finale des engagements de Malabo sur la période 2015-2025.

La rencontre a réuni des représentants du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, des organisations professionnelles agricoles, des partenaires techniques et financiers, du secteur privé et d’autres acteurs de la chaîne.

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Des acquis à consolider face aux contraintes du terrain

Les partenaires techniques et financiers ont mis en avant plusieurs résultats. Olivier Krins, directeur d’Enabel au Bénin et chef de file des Ptf du secteur agricole, a indiqué que 10,93 % des dépenses de l’État étaient consacrées au secteur. Il a également évoqué 69 communes couvrant de manière satisfaisante leurs besoins alimentaires, une baisse de 42,8 % des conflits entre agriculteurs et éleveurs et une progression de 15,2 % des engagements financiers des Ptf en 2025.

Ces avancées restent toutefois confrontées à plusieurs contraintes. L’accès aux intrants, au financement, au conseil agricole et aux innovations demeure une préoccupation. S’y ajoutent les difficultés de stockage et d’évacuation des productions, l’accès aux marchés, l’état des pistes rurales et la diffusion encore limitée de certaines innovations issues de la recherche.

La structuration des filières palmier à huile, riz, maraîchage, maïs, manioc, cajou et soja devra également se poursuivre pour rendre les interprofessions plus opérationnelles et renforcer le dialogue entre producteurs, transformateurs et commerçants.

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Face au changement climatique, les participants appellent enfin à accélérer l’adoption de semences adaptées, de technologies climato-intelligentes et de pratiques agroécologiques. L’enjeu est désormais de consolider les acquis tout en améliorant la productivité, la création de valeur et la résilience du secteur agricole.

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