Au Sénégal, Bassirou Diomaye Faye n’exclut pas une dissolution prochaine de l’Assemblée nationale

Paul Danongbe
4 min
Bassirou Diomaye Faye, Président du Sénégal.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye n’exclut pas de dissoudre l’Assemblée nationale à partir du 2 décembre 2026. Dans un entretien accordé jeudi 24 septembre à France 24 et RFI, le chef de l’État assure toutefois qu’aucune décision n’est arrêtée à ce stade.

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Assemblée nationale du Sénégal : Diomaye Faye n’exclut pas une dissolution après le 2 décembre

La dissolution de l’Assemblée nationale s’invite désormais ouvertement dans le débat politique sénégalais. Interrogé sur cette éventualité lors d’un entretien accordé à France 24 et RFI, jeudi 24 septembre 2026, Bassirou Diomaye Faye a refusé d’écarter cette option, tout en insistant sur l’absence de décision prise à ce jour.

« Nous ne sommes pas encore au 2 décembre », a notamment rappelé le président sénégalais, soulignant qu’il n’y avait pas, selon lui, de fixation sur une dissolution de l’Assemblée ou sur l’organisation d’élections à une date précise. Le chef de l’État a toutefois assumé la possibilité de recourir à cette prérogative lorsqu’elle sera juridiquement ouverte.

« Pourquoi exclure une prérogative dont on est investi par la Constitution ? », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que tout dépendrait de la « nécessité » et du « contexte ». Bassirou Diomaye Faye a ainsi renvoyé toute décision au moment venu, en faisant de « l’intérêt supérieur du peuple sénégalais » et de la fluidité des relations entre les institutions les principales considérations.

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Sur le plan juridique, le Conseil constitutionnel avait déjà établi, en 2024, que la dissolution de l’Assemblée nationale était possible après les deux premières années de législature. Pour la législature issue des élections de juillet 2022, il avait retenu le 12 septembre 2022 comme point de départ et conclu que la dissolution pouvait intervenir à partir du 12 septembre 2024.

Le dialogue toujours mis en avant par Diomaye Faye

Bassirou Diomaye Faye affirme parallèlement ne pas vouloir précipiter le calendrier électoral. Il rappelle que des acteurs ayant souhaité obtenir une date pour les prochaines élections ont saisi la justice, mais que la Cour suprême n’a pas, selon ses propos, imposé au président de fixer immédiatement cette échéance. Le chef de l’État dit privilégier, le moment venu, une démarche fondée sur le consensus et la concertation.

Cette position intervient dans un contexte de tensions institutionnelles entre l’exécutif et l’Assemblée nationale. En juin 2026, les députés avaient adopté une proposition de révision constitutionnelle, mais la loi issue de cette procédure avait ensuite été déclarée contraire à la Constitution par le Conseil constitutionnel en juillet.

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Pour l’heure, le président sénégalais ne donne donc ni date de dissolution ni calendrier électoral. Il laisse ouverte l’hypothèse d’un recours à cette prérogative à partir du 2 décembre, tout en affirmant que la décision dépendra de la situation institutionnelle et politique au moment venu. « La seule boussole que nous avons, c’est l’intérêt supérieur du peuple sénégalais et la fluidité dans la communication des institutions », a-t-il déclaré.

La question de la dissolution reste ainsi posée, mais son éventuelle mise en œuvre demeure conditionnée à une décision future du chef de l’État.

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