Au Bénin, une cargaison d’environ 330 000 barils de pétrole brut, issu du champ offshore de Sèmè, doit être chargée les 1er et 2 novembre 2026 à bord du tanker Kriti Jade, à destination des Pays-Bas. Il s’agit de la première commercialisation de pétrole béninois depuis près de 28 ans.
Le Bénin s’apprête à exporter 330 000 barils de pétrole brut vers les Pays-Bas
Après 28 ans d’arrêt, le pétrole béninois reprend le chemin des marchés internationaux. Une exportation d’environ 330000 barils de pétrole brut a été annoncée vers les Pays-Bas. C’est une opération qui relance ainsi champ pétrolier de Sèmè. En effet, identifié en 1967, le gisement avait été exploité entre 1982 et 1998, période durant laquelle environ 22 millions de barils avaient été produits.
Son exploitation avait ensuite été interrompue. En 2004, l’État béninois avait retiré le permis accordé à Zetah Oil. Plusieurs initiatives de relance ont suivi, notamment un projet de redéveloppement en 2013, sans aboutir à une reprise durable de la production.
La relance actuelle est portée par Akrake Petroleum Benin, filiale du groupe singapourien Rex International Holding. L’entreprise détient 76 % des parts du bloc pétrolier, contre 15 % pour l’État béninois et 9 % pour Octogone Trading. Selon La Nation, Akrake Petroleum opérait jusqu’ici sous une autorisation spéciale et doit désormais négocier avec le gouvernement un contrat d’exploitation définitif.
Une cargaison du pétrole brut béninois revue à la hausse
Les négociations entre l’État et la compagnie auraient permis au Bénin d’obtenir la part maximale des revenus autorisée par le cadre réglementaire national, rapportent nos confrères de La Nation. Pendant les trois premières années, Akrake Petroleum Benin sera chargée de l’enlèvement et du transport du pétrole brut.
Initialement estimée à 250 000 barils, la première cargaison a finalement été portée à 330 000 barils. Cette première expédition ouvre ainsi une nouvelle perspective pour le secteur pétrolier béninois, avec des recettes attendues pour l’État et la reprise de la commercialisation d’une ressource dont l’exploitation était à l’arrêt depuis 1998.
