Bénin : 35 centres intégrés économiques, sociaux et numériques annoncés dans 26 communes

Loan Tamin
3 min

La protection sociale devrait connaître un nouveau développement dans plusieurs communes du Bénin. Le gouvernement a donné son accord, lors du Conseil des ministres du mercredi 2 septembre 2026, pour la construction de 35 centres intégrés économiques, sociaux et numériques répartis dans 26 communes.

Ces infrastructures seront implantées à Kandi, Banikoara, Natitingou, Matéri, Abomey-Calavi, Allada, Ouidah, Parakou, Nikki, Tchaourou, Dassa-Zoumè, Savalou, Aplahoué, Djakotomey, Bassila, Djougou, Cotonou, Houéyogbé, Lokossa, Adjohoun, Porto-Novo, Sèmè-Podji, Adja-Ouèrè, Pobè, Abomey et Bohicon.

À travers ce projet, l’exécutif entend rapprocher davantage les services sociaux des populations et améliorer les conditions de prise en charge des personnes et ménages en situation de vulnérabilité.

Des guichets uniques pour rapprocher les services des populations

Le projet repose notamment sur la transformation des Centres de promotion sociale en Guichets uniques de protection sociale (GUPS). Ces nouvelles infrastructures doivent offrir aux populations un espace regroupant plusieurs services essentiels.

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Les centres intégreront ainsi les GUPS, des agences de La Poste du Bénin et des Points numériques communautaires (PNC). Cette organisation doit permettre de réunir, dans un même environnement, différents services et prestations destinés aux populations.

Le gouvernement mise également sur la création d’un cadre plus accessible et convivial, susceptible de faciliter les démarches des usagers et de répondre à plusieurs besoins sociaux, économiques et numériques au même endroit.

Soutenir les ménages vulnérables vers l’autonomisation

La construction de ces centres s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme de filets de protection sociale productifs. Ce programme prévoit notamment la mise aux normes des infrastructures existantes consacrées à la délivrance des services et prestations sociaux, mais aussi la construction de nouvelles infrastructures afin d’élargir leur couverture territoriale.

Au-delà de l’accès aux services sociaux, le dispositif vise également à favoriser le relèvement économique des ménages les plus vulnérables.

Selon le gouvernement, les nouvelles infrastructures doivent contribuer à « soutenir la capacité de production et d’autonomisation des ménages pauvres extrêmes et ceux victimes de chocs covariants pour leur relèvement économique », notamment à travers un accompagnement financier progressif destiné au développement d’activités génératrices de revenus.

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