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Bénin : Candide Azannaï établit un rôle de la Cour constitutionnelle dans la révision de la constitution

Candide Azannaï, président du parti Restaurer l'Espoir a établi lors d'une récente sortie médiatique sur Bip Radio, l'implication de la Cour constitutionnelle dirigée par le Professeur Dorothée Sossa, dans une prescription de la révision de la constitution par les institutions. Quelques jours plus tard, le sujet anime le débat public avec notamment des propos du président de l'Assemblée Nationale tenus le 22 décembre dernier et une décision de la Cour constitutionnelle rendue jeudi 4 janvier 2024.

Le débat en cours sur une éventuelle révision de la constitution alimente tous les courants de la vie sociopolitique au Bénin depuis peu. En effet, le 22 décembre 2023, Louis Vlavonou, président de l’Assemblée Nationale a tenu des propos allant dans le sens d’une révision constitutionnelle lors d’une rencontre avec ses collègues présidents d’institutions. Un souhait visiblement corroboré par la Cour constitutionnelle qui a dans une décision rendue jeudi 4 janvier 2024, a recommandé pour sa part, la modification de certaines dispositions du code électoral contenu dans la constitution en vigueur dans le pays.

En effet, faisant observer l’existence de nombreuses incohérences dans la constitution révisée par les députés de la huitième législature, Candide Azannaï pense que le pouvoir Talon tentera une révision de la loi fondamentale en prenant d’abord par la voie de l’Assemblée nationale. En cas d’échec, soutient le président de Restaurer l’Espoir, il estime que les membres éminents de la Cour constitutionnelle seront sollicités pour ajuster les dates des élections fixées pour 2026.

« Il y a des problèmes dans la constitution qu’ils ont votée nuitamment. Ceux qui ont rédigé ça, ils ont appris dans quelle école ? Ils ont quelle anticipation ? Il y a une bactérie de problèmes dedans que lorsqu’on va arriver à ces aspects-là, ça va créer des problèmes », a déclaré Candide Azannaï sur Bip Radio. Dans son développement, l’opposant qui relève être entrain de mener une résistance pacifique souligne par ailleurs, des problèmes de légitimité et de légalité liés à la chronologie des élections générales de 2026, où les nouveaux élus ne pourront pas donner de parrainage.

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La Cour constitutionnelle recommande…

Quelques jours après, l’inquiétude de Candide Azannaï semble visiblement avoir trouvé son fondement dans une décision rendue jeudi par les sages de la Cour constitutionnelle. En effet, examinant un recours formulé par M. Codjo Gbèho ce jeudi 4 janvier 2024, la Haute juridiction a demandé à l’Assemblée nationale de procéder à la modification du code électoral pour d’une part, rétablir le droit à tous les maires de parrainer les candidats à la présidentielle de 2026 et d’autre part, rendre conforme les dispositions des articles 142 alinéa 6 du Code électoral à l’article 44 de la Constitution.

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