Bénin : l’INF réagit à deux cas de viols sur mineures enregistrés à Péhunco et Karimama

Marcelle Sagbohan (Stag)
4 min
Flore Djinou en conférence de presse ce vendredi 6 novembre 2026 au siège de l'INF à Cotonou
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La secrétaire exécutive de l’institut national de la femme, Flore Djinou a tenu une conférence de presse ce vendredi 6 novembre 2026 à Cotonou. C’est à propos des cas de viols sur mineures enregistrés fin octobre 2026 à Péhunco et Karimama dans les départements de l’Atacora et de l’Alibori.

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INF : Flore Djonou condamne les deux cas de viols dans les départements de l’Atacora et l’Alibori

Réaction de l’Institut National de la Femme sur deux affaires de viol présumé fin octobre 2026 à Péhunco et Karimama. Quelques semaines juste après les seize jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, deux fillettes ont été victimes d’agressions sexuelles, a confirmé vendredi, Flore Djinou. À Karimama, indique-t-elle, une mineure de dix ans aurait été violée par un homme âgé de vingt-et-un ans le 24 octobre. Du côté de Péhunco, c’est une écolière âgée de dix ans seulement qui aurait été sexuellement agressée par un vieux de soixante-dix ans qui était de base, un voisin.

L’institut national de la femme indique avoir été informé de ces cas fin octobre 2026. Flore Djinou a profité face à la presse a rappelé les stratagèmes des auteurs de viols pour s’en prendre à ces fillettes. “Dans la majorité des cas, les agresseurs d’enfants sont des voisins, des proches ou des personnes familières. Ils profitent de la confiance des enfants, de leur isolement ou de l’absence d’adultes”, fait-elle savoir avant d’ajouter qu’aucune situation atténuante ne saurait justifier de tels actes.

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“Le viol commis sur une mineure de moins de treize ans est puni de la réclusion criminelle à perpétuité”, reprend la Secrétaire exécutive qui cite ainsi, l’article 553 nouveau du code pénal issu de la loi 2021- 11 du 20 décembre 2021. L’INF affirme par conséquent pouvoir saisir les juridictions même en l’absence de plaintes. En ce qui concerne le cas des deux fillettes de Péhunco et Karimama, l’INF promet de suivre ce dossier aux côtés des victimes et de leurs familles jusqu’à leur aboutissement.

L’INF s’adresse aux parents, familles et aux communautés

Dans son adresse, Flore Djinou invite les parents à ne plus laisser les enfants seuls dans les campagnes, dans les chambres, dans les pâturages ou au domicile d’un adulte même quand ce dernier est un voisin ou un proche. L’INF les exhorte en revanche à écouter et à croire les enfants; à être attentif à tout changement de comportement, à la peur ou à un silence soudain. L’organe incite également les parents à apprendre aux enfants que leur corps leur appartient et qu’ils doivent signaler tout geste déplacé.

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En cas d’agression subie, la Secrétaire exécutive rappelle les procédures opérationnelles standardisées de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre qui imposent à tout intervenant de saisir le paquet ou le commissariat. Ainsi donc, toute situation suspecte est à signaler sans délai.

À noter que le numéro vert de l’INF est le 114 et le numéro d’alerte Whatsapp est le +229 01 51078888. Les personnes qui signalent ne craignent rien car elle sont totalement protégées. Et dans le cas d’espèce, les deus fillettes ont droit à un suivi médical, un soutien psychologique, un accompagnement social et une assistance juridique et judiciaire gratuite de l’institut national de la femme.

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