Condamné à sept ans de prison ferme par la CRIET, l’avocat septuagénaire Magloire Yansunu a interjeté appel. Ses conseils sollicitent sa mise en liberté provisoire, invoquant son état de santé. La Cour a renvoyé le dossier au 26 octobre 2026.
Me Magloire Yansunu : la demande de liberté provisoire renvoyée au 26 octobre
Me Magloire Yansunu sollicite une liberté provisoire pour raisons de santé. Lundi 12 octobre 2026, ses avocats ont interjeté appel de sa condamnation devant la cour d’appel de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Selon Bip Radio, l’avocat s’est présenté à la barre dans un état physique jugé préoccupant par le média. Son apparence affaiblie a d’ailleurs conduit son conseil, Me Cyril Djikui, à attirer l’attention de la Cour sur sa situation.
« Est-il en mesure de déposer devant vous ? Je ne l’ai pas reconnu. Permettez-lui d’aller se soigner et de revenir », a plaidé l’avocat, selon le média. Me Magloire Yansunu, pour sa part, n’a pas souhaité prendre la parole et s’en est remis à ses conseils.
À l’issue de l’audience, la Cour a renvoyé en effet, le dossier au 26 octobre 2026, date à laquelle elle doit se prononcer sur la demande de mise en liberté provisoire.
Figure ancienne du barreau béninois, Me Magloire Yansunu a été condamné en juillet dernier par la CRIET à sept ans de prison ferme pour abus de confiance et blanchiment de capitaux. Selon les précisions sur le dossier, la peine est assortie d’une amende d’environ 29 millions de francs CFA et du versement de 3,6 millions de francs CFA au plaignant.
L’affaire porte sur un différend relatif à une indemnité pour licenciement abusif entre l’avocat et l’un de ses clients. La décision attendue le 26 octobre devra notamment permettre de connaître la suite réservée à la demande de liberté provisoire motivée par l’état de santé du condamné.
