Condamné à vingt ans de réclusion criminelle dans une affaire d’atteinte à la sûreté de l’État, Olivier Boko a été transféré le jeudi 7 mai 2026 de la maison d’arrêt de Missérété vers la prison civile de Cotonou. Un déplacement qui a rapidement alimenté de nombreuses spéculations.
Bénin : les véritables raisons du transfert d’Olivier Boko à la prison civile de Cotonou
Olivier Boko a-t-il été rapproché de Cotonou pour des raisons médicales? Selon plusieurs sources proches du dossier, ce transfèrement ne relève pourtant d’aucune mesure exceptionnelle. Il s’agirait d’une décision administrative prise par les autorités compétentes dans le cadre de la gestion pénitentiaire, afin de permettre à l’homme d’affaires de bénéficier d’un suivi médical plus adapté dans la capitale économique.
Aucune information officielle n’a été communiquée sur l’état de santé exact d’Olivier Boko, mais des sources citées par Bénin Web Tv assurent que son transfert répond essentiellement à des considérations sanitaires et logistiques. La prison civile de Cotonou présente l’avantage d’être située à proximité des principaux centres hospitaliers de référence du pays.
Depuis l’annonce de son transfert, des rumeurs évoquaient un possible départ vers une structure de soins spécialisée ou une faveur accordée à l’ancien proche du pouvoir. Des allégations rejetées par des sources proches du dossier, qui rappellent qu’aucune sortie du territoire ni hospitalisation à l’étranger n’est envisagée à ce stade. Le transfèrement aurait été validé par la commission compétente chargée de la gestion des détenus, conformément aux procédures administratives en vigueur.
Boko, Homéky et Niéri définitivement condamnés
Olivier Boko avait été arrêté dans la nuit du 23 au 24 septembre 2024 à Cotonou par des éléments de la Brigade anti-criminalité. Poursuivi devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme pour atteinte à la sûreté de l’État, complot, blanchiment de capitaux et corruption d’agent public, il a été condamné le 30 janvier 2025 à vingt ans de réclusion criminelle.
L’ancien ministre des Sports Oswald Homéky ainsi que Rock Niéri, présenté comme le beau-frère d’Olivier Boko et toujours en fuite, avaient écopé de la même peine. Les trois hommes ont également été condamnés à verser solidairement 60 milliards de francs CFA de dommages et intérêts à l’État béninois, assortis d’une amende individuelle de 4,5 milliards de francs CFA.
Ni Olivier Boko ni Oswald Homéky n’avaient fait appel dans les délais légaux. Ce qui a ainsi rendu leur condamnation définitive. Avant cette affaire judiciaire, Olivier Boko était considéré comme l’un des hommes les plus influents du régime de Patrice Talon. Très discret publiquement, il était néanmoins perçu comme une figure centrale des cercles économiques et politiques proches du pouvoir. Certains le considéraient même comme le “Vice-président officieux” du Bénin.
