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Bénin : réhabilitation du lac Ahémé et ses chenaux, le mécontentement des populations face aux mesures d’accompagnement

La réussite technique du dragage pilote au carrefour critique Djondji-Houncloun dans le cadre de la réhabilitation du lac Ahémé et de ses chenaux suscite des préoccupations au sein d'une partie de la population, qui exprime son mécontentement quant aux mesures d'accompagnement mises en place.

Les mesures d’accompagnement mises en place par le gouvernement dans le cadre de la réhabilitation du lac Ahémé et ses chenaux ne sont pas du goût des riverains concernés par ladite opération. Selon La Nation, ces derniers ont évoqué des griefs relatives notamment à une exclusion de la part des autorités.  « La population de Djondji est fâchée parce qu’elle n’a pas été associée aux travaux comme cela se doit ; elle n’est pas écoutée », fustige Théophile Obénakou, membre de l’association de développement local : l’Union pour le développement de Dondji (Uded-Miadjrado).

Le Comité de suivi, dont Théophile Obénakou est le secrétaire général, a formulé des suggestions non prises en compte, notamment en ce qui concerne l’emplacement de l’embarcadère-débarcadère, choisi en fonction des intérêts de l’entreprise chinoise en charge des travaux, selon ses dires. Valère Aïmontché, également membre de l’Uded, estime que les frais engagés pour la construction de l’ouvrage sont gaspillés, car il n’est pas utilisé par les habitants du village.


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Demande de dédommagement

En raison des désagréments causés par le dragage, les membres de l’association pour le développement de Djondji réclament des dédommagements. La Nation rapporte par ailleurs que les doléances de la population riveraine, non prises en compte, comprennent la construction d’une clôture et la réfection de la toiture de l’école primaire publique, la construction de latrines, l’aménagement des pistes, et le dédommagement des personnes affectées.

Marc Akouété de l’Uded-Miadjrado, cité par le média de service public, dénonce l’occupation de parcelles, la destruction des sources de revenus telles que les trous à poissons et les cocoteraies, sans compensation, entraînant le chômage. Il souligne également la profanation des tombes de parents et grands-parents.

La situation similaire à Houncloun, où des milliers de tonnes de sable sont entreposées, entraîne des perturbations dans les activités génératrices de revenus. Théophile Agbofoun, originaire de Dohi, insiste sur la nécessité d’une compensation pour les riverains dont les activités de pêche sont impactées par les travaux.

Anselme Parfait Bidi, directeur exécutif de l’ONG Jeunesse engagée pour le développement de Grand-Popo (Jedgp), déplore le manque de communication et d’information à large spectre, soulignant l’absence d’explication sur le bien-fondé de l’opération aux riverains concernés.

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