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Burkina Faso : de nouveaux critères d’adhésion aux conventions et organisations internationales

À l'occasion de la tribune de l’Organisation internationale du Travail (OIT) qui s'est tenue lundi 11 juin dernier, à Genève, le Burkina Faso a dévoilé son "contrat social prioritaire". Le document établit les bases selon lesquelles le pays va désormais ratifier les conventions internationales et rejoindre des organisations internationales.

Le Burkina Faso énonce ses critères d’adhésion aux conventions et organisations internationales. En effet, Bassolma Bazié, ministre d’État en charge du Travail et chef de la délégation burkinabè à la 112e conférence de l’OIT, a affirmé que «Le Peuple burkinabè a conçu son contrat social prioritaire (…) c’est désormais et uniquement dans ce sens de conquête de notre souveraineté que les ratifications de Conventions, leur mise en œuvre et notre présence dans des Organisations seront soumises à la décision souveraine du Peuple et non pour complaire ou plaire à qui que ce soit».

Selon l’Agence d’Information du Burkina, le ministre d’Etat a également souligné que le contrat social prioritaire, intégré dans le Plan d’Action pour la Stabilisation et le Développement (PASD), met en avant la sécurisation du territoire national, la réponse à la crise humanitaire, la promotion de la bonne gouvernance, et la lutte contre la corruption. Les réformes politiques et institutionnelles visant à renforcer la démocratie et l’État de droit, ainsi que la réconciliation nationale et la cohésion sociale, sont également incluses.


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La solidarité des pays membres de l’AES saluée

Bassolma Bazié a également fait référence à la vision de l’OIT, tel que défini dans le rapport du directeur général du Bureau international du Travail, « Vers un nouveau contrat social », tout en soulignant le besoin pour les dirigeants mondiaux, en particulier africains, de comprendre et d’appliquer ces principes.

En dénonçant la sous-représentation des Peuples africains dans les instances internationales, Bazié a averti que « si l’OIT veut survivre en tant qu’organisme spécialisé de l’ONU, ses mandants tripartites doivent courageusement s’assumer ».

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), font face depuis une décennie à des attaques terroristes consécutives aux opérations de destruction de la Lybie. Bazié a exprimé sa gratitude envers ces « peuples frères du Mali et du Niger » ainsi qu’envers les États partenaires « qui comprennent et se solidarisent avec notre peuple dans son combat pour sa souveraineté pleine et entière ».

Pour lui et pour les autorités des deux autres pays d’ailleurs, les trois pays de l’AES mènent leur lutte contre le terrorisme sans le soutien substantiel de l’ONU, qui exprime régulièrement des préoccupations concernant les droits de l’homme dans les zones de combat.

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