Au Burkina Faso, le pouvoir Traoré a pris des mesures de précaution face au contexte agricole jugé préoccupant dans certaines régions. L’objectif affiché est de préserver l’approvisionnement du marché national tout en soutenant les producteurs.
Burkina Faso : Le gouvernement interdit les exportations de farines jusqu’à nouvel ordre
Le gouvernement burkinabè a décidé de suspendre l’exportation de plusieurs produits alimentaires. La mesure concerne les farines de mil, de maïs et de sorgho. Elle s’applique également aux produits dérivés de ces céréales. Par ailleurs, les autorisations spéciales d’exportation accordées pour ces produits sont aussi suspendues. Les autorités indiquent vouloir préserver les disponibilités sur le marché national.
Le ministre du Commerce, Serge Poda, présente cette décision comme un acte de « patriotisme économique ». Selon les autorités, l’objectif est double. D’abord, il s’agit d’assurer une disponibilité suffisante des produits sur le territoire national. Ensuite, la mesure vise à maintenir leur accessibilité pour les consommateurs. Le gouvernement prévient également que les contrevenants s’exposent à des sanctions.
La sécurité alimentaire jugée préservée
Cette décision intervient dans un contexte climatique particulier. Selon les responsables du secteur agricole, plusieurs régions ont enregistré une pluviométrie insuffisante. Des épisodes de sécheresse ont également été observés durant la campagne. Les précipitations ont été peu satisfaisantes dans plusieurs zones. D’où la décision des autorités à renforcer leurs dispositifs d’accompagnement. En parallèle, le gouvernement a lancé un plan d’urgence destiné au secteur agricole. Ce programme prévoit la réalisation de 750 forages à des coûts subventionnés. Ceci dans le but de faciliter l’accès des producteurs à l’eau.
Les autorités espèrent ainsi réduire les conséquences des déficits pluviométriques enregistrés cette année. Malgré ces difficultés, les responsables du secteur se veulent rassurants. Le secrétaire technique de l’offensive agropastorale, Amos Kienou, estime que la situation ne remet pas en cause les équilibres alimentaires du pays. Le Burkina Faso avait enregistré une production céréalière supérieure à 7 millions de tonnes en 2025. À l’époque, le capitaine Ibrahim Traoré avait affirmé que le pays avait atteint l’autosuffisance alimentaire.
