Burkina Faso : les programmes d’histoire-géographie révisés pour « décoloniser » les manuels scolaires

Mohamed Fousso
2 min
Salle de classe d'une école à Ouagadougou. @Médias locaux

Au Burkina Faso, les élèves et les enseignants des collèges et lycées découvrent de nouveaux contenus en histoire, en géographie et en instruction civique depuis la rentrée scolaire, début octobre 2026. L’administration Traoré a engagé une réforme des programmes visant, selon le ministre de l’Éducation, à « décoloniser » les manuels scolaires.

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Burkina Faso: le gouvernement réforme les programmes d’histoire-géographie pour «décoloniser» les manuels scolaires

Réforme dans les programmes d’histoire-géographie au Burkina-Faso. Le pouvoir militaire avec à sa tête le président Ibrahim Traoré a introduit de nouveaux contenus dans ces deux disciplines depuis la rentrée scolaire qui a commencé début octobre 2026. Et pour accompagner cette évolution, un document de 190 pages présentant les nouvelles orientations pédagogiques a été distribué aux enseignants.

Selon nos informations, cette réforme s’inscrit notamment dans le cadre de la Révolution progressiste populaire portée par le régime au pouvoir à Ouagadougou.

En histoire, de nouveaux chapitres font leur apparition dans les programmes. Ils portent notamment sur la création de la Confédération des États du Sahel et sur la « Prédation des ressources naturelles du Faso par l’Occident ».

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La réforme concerne également le vocabulaire employé en classe. Les enseignants sont désormais invités à utiliser le terme « envahisseur » à la place de « colonisateur », et « espion » plutôt qu’« explorateur ».

Un vocabulaire scolaire repensé

En géographie, les mots « problèmes » et « faiblesses » doivent céder la place aux termes « opportunités » et « défis ». L’objectif affiché est de modifier la manière de présenter certaines réalités du pays et du monde aux élèves.

D’autres expressions sont également concernées par ces nouvelles directives. Le terme « ethnie » doit ainsi être remplacé par « groupe socio-culturel ». De même, les expressions « pays pauvre » et « pays endetté » sont désormais proscrites du vocabulaire recommandé aux enseignants.

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