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Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara accorde la grâce présidentielle à 51 personnalités politiques

Le Président Alassane Ouattara accorde la grâce à 51 personnalités, dont le général Bruno Dogbo Blé, condamnées pour des crimes liés aux crises passées en Côte d'Ivoire. Cette décision intervient dans un contexte de cohésion nationale, amplifié par la victoire des Éléphants à la 34e Coupe d’Afrique des Nations.

La nouvelle a été annoncée lors d’une déclaration solennelle jeudi soir à l’issue d’un Conseil national de sécurité. Fidèle Sarassoro, secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité, a souligné le bilan positif de la participation de la Côte d’Ivoire à la CAN, exhortant l’équipe à maintenir « l’esprit de cohésion ». En suivant cette dynamique, le Président a choisi de gracier 51 personnalités condamnées lors des crises antérieures dans le pays.

Fidèle Sarassoro a déclaré : « Le président de la République, conformément à son engagement d’oeuvrer résolument à la consolidation de la paix dans notre pays a informé le Conseil national de sécurité de sa décision d’accorder la grâce présidentielle à des personnes civiles et militaires condamnées pour des infractions commises lors des crises post-électorales et pour atteinte à la sûreté de l’État. Parmi ces personnes figurent notamment M. Dogbo Blé Bruno, M. Gnatoa Katet Paulin, M. Katé Kouamé Jean-Baptiste et M. Kamagaté Souleymane », a listé Fidèle Sarassoro.


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Création d’un mémorial en hommage aux crises passées

En plus de ces grâces, six autres personnalités devraient bénéficier d’une remise en liberté provisoire. Fidèle Sarassoro a également annoncé la création d’un mémorial en hommage aux crises passées.

Cette décision présidentielle est perçue comme un geste de décrispation envers la classe politique, notamment envers les opposants considérés comme fermes envers le Président. Elle concerne principalement des individus impliqués dans la désobéissance civile de 2020, ainsi que des soutiens notables de l’ancien président Laurent Gbagbo et de Guillaume Soro.

Le Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH) a réagi en demandant des réparations pour les victimes, soulignant que bien que ces mesures favorisent la réconciliation, il ne faut pas oublier les souffrances endurées par les victimes.

Cette grâce présidentielle pourrait également être un pas vers un dialogue politique renouvelé, permettant de résoudre plusieurs questions en suspens avant les élections présidentielles de 2025. Ces questions incluent la réintégration de Laurent Gbagbo sur la liste électorale, le statut de Guillaume Soro en exil, et plus généralement, les préoccupations de l’opposition concernant la liste électorale lors des élections municipales précédentes.

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