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Côte d’Ivoire: L’humoriste Observateur Ébène incarcéré à la MACA

Après plusieurs jours de garde à vue, l'humoriste ivoirien Observateur Ébène, de son vrai nom Kouakou Amany, a été placé en détention provisoire par le procureur. Son avocat a vivement réagi, exprimant de sérieuses inquiétudes concernant les conditions de détention de son client.

Observateur Ébène se retrouve au centre d’une polémique après son arrestation pour une supposée infraction liée à la diffusion d’une vidéo humoristique. Convoqué pour une « audition » au commissariat d’Abidjan, il a été informé de son état d’arrestation et de sa garde à vue lors de cette procédure, pour ensuite être placé en détention provisoire, suscitant la surprise générale.

Selon son avocat, Aurane Reihanian, Observateur Ébène a été incarcéré sur instruction du procureur de la République le lundi 15 avril à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). L’avocat a vivement critiqué cette décision, la qualifiant d’injuste, abusive et attentatoire à la liberté de son client.

Il dénonce une procédure illégale, réservée selon le Code de procédure pénale ivoirien aux crimes ou délits en flagrance, et non applicable dans ce cas. L’avocat souligne que cette arrestation semble être une tentative d’intimidation visant à restreindre la liberté d’expression d’Observateur Ébène, célèbre pour ses vidéos humoristiques largement diffusées sur les réseaux sociaux.

Des inquiétudes sur ses conditions de détention

« En réalité, cette instruction ne viserait qu’à intimider et ainsi à intenter à la liberté d’expression de M. Observateur Ébène qui est aujourd’hui l’un des créateurs de contenus le plus suivi en Afrique et dont les vidéos, abondamment relayées sur les réseaux sociaux, peuvent sans doute déranger. Dans ce cadre, la défense de M. Observateur Ébène s’inquiète des conditions de détention et surtout des atteintes aux droits et libertés de ce dernier, dont il est rappelé à toutes fins utiles, qu’il demeure présumé innocent. Cette atteinte à la liberté d’expression consacrée à l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et dans la Constitution Ivoirienne est d’une infinie gravité pour l’avenir des artistes et, plus globalement, pour l’ensemble des citoyens », fait-il observer.

La défense s’inquiète des conditions de détention de son client et des atteintes à ses droits et libertés, rappelant qu’il est présumé innocent. Cette atteinte à la liberté d’expression, consacrée par la Constitution ivoirienne, est jugée d’une gravité extrême pour l’avenir des artistes et des citoyens.

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