CRIET : deux policiers en service à l’Aéroport de Cotonou et des étrangers poursuivis pour une affaire de faux passeports

Loan Tamin
2 min
Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET).

Au Bénin, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a entamé l’examen d’un dossier impliquant sept prévenus poursuivis dans une affaire de falsification de passeports. Parmi eux figurent deux agents de la police béninoise en service à l’aéroport de Cotonou, ainsi que cinq ressortissants sri-lankais.

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Bénin : deux policiers et cinq ressortissants sri-lankais devant la CRIET pour une affaire de faux passeports

Une affaire de faux documents de voyage en examen devant la CRIET. Les mis en cause ont comparu lundi 20 avril 2026 à l’ouverture du procès. Ils sont poursuivis pour « faux commis dans les passeports ». Selon les éléments présentés à l’audience, un commerçant sri-lankais, installé au Bénin, est considéré comme le principal suspect. Il est accusé d’avoir facilité le déplacement de ses compatriotes en leur fournissant de fausses identités pour voyager via l’aéroport de Cotonou.

Les deux policiers, quant à eux, sont poursuivis pour abus de fonctions. L’accusation les soupçonne d’avoir collaboré avec ce réseau présumé en laissant passer les voyageurs munis de documents frauduleux.

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Au cours de l’enquête préliminaire, plusieurs passeports jugés irréguliers ont été saisis sur des passagers. Les investigations ont également permis de découvrir, chez le principal prévenu, des cachets qui auraient servi à apposer de faux visas ou tampons officiels sur les documents.

À la barre, l’ensemble des prévenus a rejeté les accusations, plaidant non coupable. Le principal suspect a notamment contesté les affirmations du ministère public, qui le présente comme habitué à organiser ce type de voyages frauduleux.

Les échanges, facilités par la présence d’un traducteur, ont été brefs. La juridiction a décidé de renvoyer l’affaire au 4 mai 2026 pour la suite des débats. Lors de cette prochaine audience, les deux policiers devraient être davantage entendus sur les faits qui leur sont reprochés.

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