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Crise au Niger: le point de la première journée du sommet des Chefs d’Etat-major à Accra

Les chefs d’état-major de la Cédéao sont au Ghana pour un sommet de deux jours visant à discuter de l’éventualité d’une intervention militaire au Niger et des questions logistiques et stratégiques qu’elle comporterait.

 

Que peut-on retenir de la première journée du sommet de deux jours entre les Chef d’Etat-major de la Cédéao à Accra ? Tout est déjà prêt pour l’intervention militaire au Niger, a confié à RFI, un haut-représentant de l’organisation sous-régionale. En effet, à Accra où ils sont depuis jeudi, ils vont décider du choix de la date de l’intervention. Car, l’opération militaire qui a pour but de rétablir Mohamed Bazoum dans ses fonctions présidentielles et restaurer l’ordre constitutionnel au Niger est définitivement confirmée.

Selon le Chef d’Etat-major du Ghana, les États membres favorables – pour ceux qui sont favorables à l’opération militaire – vont mettre en place « une mission de soutien à la stabilisation ». « Nous allons accomplir notre tâche dans un chronogramme raisonnable », a-t-il déclaré.

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Des absences notées

Ce sommet se tient dix jours après que la conférence des chefs d’État de la Cédéao a donné son feu vert pour une opération militaire en vue de restaurer l’ordre constitutionnel au Niger. Si la majorité de ces autorités militaires a participé à la première journée, d’autres ont simplement brillé par leur absence. En effet, le chef d’état-major du Cap-Vert, a décliné l’invitation en raison de son opposition à l’idée de l’emploi de la force, et celles plus attendues des chefs d’état-major du Niger, du Burkina, de la Guinée et du Mali. Quatre pays où les militaires ont pris le pouvoir par la force ces trois dernières années.

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Les forces d’Afrique de l’Ouest pretes à répondre

Au terme de la première journée de ce sommet qui prend fin ce vendredi, le commissaire chargé des affaires publiques de la Cédéao, Abdel Fatau Musah, a déclaré que « les vaillantes forces de l’Afrique de l’Ouest sont prêtes à répondre à l’appel du devoir » contre « l’inflexibilité des militaires au pouvoir ». Il explique que la force en attente a déjà assez d’hommes pour une opération, qu’elle possède des ressources propres, que le soutien financier des pays occidentaux n’est pas obligatoire, même si cette « aide serait bienvenue ».

S’agissant de la possible confrontation avec le Mali et le Burkina, Abdel Fatau Musah répond que ces pays ne contrôlent pas leur frontières avec le Niger, où opèrent l’État islamique et le Jnim. « Si j’étais eux, je me concentrerai sur les défis sécuritaires à l’intérieur » de leur propre territoire, a-t-il prévenu.

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