La montée des eaux du fleuve Ouémé affecte plusieurs localités des communes d’Adjohoun et de Bonou. Habitations envahies, cultures submergées et difficultés d’accès à l’eau potable, etc. Les populations font face à une situation préoccupante qui fait réagir les autorités communales.
Montée des eaux de l’Ouémé : des habitations et des cultures touchées dans deux communes
La crue du fleuve Ouémé provoque d’importantes inondations dans la basse vallée de l’Ouémé, notamment à Adjohoun et à Bonou. Plusieurs villages sont déjà touchés, avec des conséquences sur les habitations, les activités économiques et les conditions de vie des populations.
À Adjohoun, les localités de Gangban, Togbota, Dannou et Gogbo figurent parmi les zones affectées. À Bonou, Damè-Wogon, Hounviguè, Atchonsa et Affamè subissent également la montée des eaux. Des maisons sont encerclées ou envahies par les eaux, tandis que des champs de maïs et de manioc sont submergés. Certaines pistes sont devenues impraticables, compliquant les déplacements.
Les activités des pêcheurs, commerçants et artisans sont également perturbées. L’inondation de certaines écoles et les difficultés d’accès à l’eau potable et aux centres de santé renforcent les inquiétudes.
Les maires mobilisés sur le terrain
Face à la situation, le maire d’Adjohoun, Félicien Hounkanrin, s’est rendu dans plusieurs localités touchées pour évaluer l’ampleur des dégâts. Il a indiqué que le niveau d’alerte était au jaune, correspondant au niveau 3, associé à un risque moyen, et a exhorté les populations à la prudence. Il recommande notamment d’éviter les déplacements en pirogue sans dispositif de sécurité, de surveiller les enfants et les personnes âgées et de respecter les consignes des autorités.
À Bonou, le maire Emmanuel Zounmènou a également effectué une descente sur le terrain, samedi 9 octobre, accompagné d’une délégation communale et de représentants des structures locales. Les populations lui ont fait part de leurs difficultés, notamment la pénurie d’eau potable, l’envahissement des habitations et la destruction des cultures.
L’autorité communale et sa délégation ont réaffirmé leur engagement à rechercher des solutions adaptées aux besoins urgents des sinistrés.
Les maires des deux localités appellent par conséquent, les habitants de la basse vallée de l’Ouémé à rester vigilants et à prendre toutes les précautions nécessaires face à la montée des eaux.
