Le retour d’Umaro Sissoco Embaló en Guinée-Bissau n’aura finalement pas lieu comme annoncé. Les autorités militaires ont indiqué que les conditions de sécurité n’étaient pas réunies pour permettre à l’ancien président, en exil au Maroc, de regagner le pays. Embaló a pris acte de cette décision et appelé ses partisans au calme.
Guinée-Bissau : empêché de rentrer, Umaro Sissoco Embaló prend acte de la décision
Umaro Sissoco Embaló ne pourra pas rentrer en Guinée-Bissau après l’annonce de sa candidature à la présidentielle. L’ancien chef de l’État avait annoncé son retour pour dimanche 4 octobre, après avoir fait part de son intention de participer à la présidentielle prévue le 6 décembre. Mais les militaires au pouvoir se sont clairement opposé à cette initiative du chef d’Etat déchu en novembre 2025 .
Dans un communiqué, le haut commandement militaire a justifié sa décision par des considérations liées à la sécurité nationale, au maintien de l’ordre public et à la préservation de la stabilité sociale. Les restrictions sur les manifestations et rassemblements politiques restent par ailleurs en vigueur. L’élection présidentielle de décembre est présentée par les autorités comme une étape vers le retour à un pouvoir civil.
Une candidature désormais confrontée à plusieurs incertitudes
Le retour empêché d’Embaló intervient dans un contexte politique déjà tendu. L’ancien président, qui vit au Maroc depuis son éviction, avait annoncé sa candidature en affirmant vouloir participer au prochain scrutin.
Sa situation électorale reste toutefois entourée d’incertitudes. Une nouvelle Constitution approuvée lors du référendum d’août a notamment modifié les règles institutionnelles et électorales. Parmi les nouvelles dispositions figure une exigence de résidence continue dans le pays pendant les cinq années précédant une candidature présidentielle, une condition dont l’application à la candidature d’Embaló fait l’objet d’interrogations.
Le blocage de son retour nourrit également des réactions contrastées dans le pays. Des partisans de l’ancien président avaient appelé à lui réserver un accueil à Bissau, tandis que certains acteurs de l’opposition et de la société civile ont salué la décision des militaires.
Reste notamment à savoir quelles seront les conséquences de cette décision sur la candidature d’Umaro Sissoco Embaló et sur le calendrier électoral annoncé par les autorités.
