A LA UNEBENINSociété

Le Bénin justifie la levée définitive du blocus sur le chargement du pétrole nigérien

Le Bénin a pris la décision de lever le blocus sur le chargement du pétrole en provenance du Niger, autorisant ainsi la société chinoise WAPCO à reprendre les opérations de chargement et de transport de l'or noir. Le gouvernement a confirmé cette information, expliquant les circonstances entourant cette décision.

Le Bénin donne le feu vert à Wapco pour l’exportation. Un responsable gouvernemental a déclaré : « Comme annoncé, le gouvernement béninois a donné toutes les autorisations nécessaires à la société chinoise WAPCO pour les opérations liées au chargement de ses bateaux au terminal de Sèmè-Podji ».

Selon ce responsable, « la partie nigérienne, tergiversant à ouvrir les frontières et ne pouvant conséquemment pas envoyer ses représentants au Bénin, a choisi d’autoriser la société chinoise à effectuer les changements en l’absence des représentants nigériens ». Il a également ajouté que « plus rien ne s’oppose donc au chargement du pétrole ».

Cette décision rassure le partenaire chinois, qui a plaidé pour la reprise du projet. En levant le blocus, le Bénin démontre sa bonne foi dans le cadre des accords commerciaux et ses efforts pour restaurer les bonnes relations avec son voisin du Sahel, le Niger.


LIRE AUSSI : Transit du pétrole nigérien : le Bénin lève définitivement l’embargo et donne le quitus à Wapco


Faut-il le rappeler, le Bénin avait interdit il y a quelques semaines, le chargement à l’exportation du pétrole brut nigérien, exigeant que certaines conditions préalables soient remplies. Patrice Talon, le président de la République avait notamment exprimé des préoccupations quant aux pratiques informelles du Niger, car les autorités nigériennes n’avaient pas officiellement notifié aux autorités béninoises les chargements prévus. Elles ont préféré laisse plutôt cette responsabilité à la société chinoise en charge de l’exportation du pétrole brut.

Quelques jours plus tard, le Bénin a autorisé le chargement du premier navire. Pour justifier cette autorisation, le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Adambi, avait souligné que la douane nigérienne avait officiellement informé la douane béninoise. La question qui se pose maintenant est de savoir si cette décision suffira à convaincre Niamey de reconsidérer sa décision de fermer sa frontière, afin de maintenir les relations de coopération et d’entente mutuelle entre les deux pays. Il convient de noter que la décision béninoise souligne son engagement à respecter les accords commerciaux dans un cadre légal, mettant ainsi en avant sa crédibilité dans les relations internationales.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page