Le Conseil des ministres a approuvé la construction et l’exploitation d’une unité industrielle destinée à fabriquer des suppléments nutritionnels, avec une capacité prévisionnelle de 9 000 tonnes par an. À travers cet investissement, le gouvernement veut renforcer l’approvisionnement des populations vulnérables.
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Une réponse aux besoins nutritionnels des jeunes enfants au Bénin. Ce sont de nouveaux débouchés pour les productions agricoles nationales. La future infrastructure doit notamment soutenir le Projet de supplémentation nutritionnelle des 1 000 premiers jours, une période déterminante pour le développement de l’enfant. Celle-ci débute pendant la grossesse et s’étend jusqu’au deuxième anniversaire du bébé. Une alimentation insuffisante ou déséquilibrée durant cette phase peut affecter durablement la croissance physique et les capacités cognitives.
Les femmes enceintes, les mères allaitantes et les enfants en bas âge figurent parmi les bénéficiaires visés par cette initiative. En développant une capacité de production sur le territoire national, le gouvernement souhaite disposer de moyens supplémentaires pour assurer la continuité des interventions nutritionnelles et répondre plus efficacement aux besoins des ménages les plus fragiles.
L’enjeu est également de consolider les dispositifs de prévention afin que les actions engagées ne dépendent pas uniquement des circuits d’approvisionnement existants.
Les producteurs agricoles appelés à contribuer à l’approvisionnement
Le projet ne se limite pas à la dimension sanitaire. Il prévoit également de rapprocher le secteur agricole de l’industrie de transformation grâce à des accords avec des producteurs locaux.
Cette orientation pourrait offrir aux agriculteurs des débouchés plus structurés pour leurs récoltes, tout en permettant à l’unité industrielle de sécuriser ses besoins en matières premières. Elle ouvre ainsi des perspectives de collaboration entre les exploitants agricoles et les acteurs chargés de la fabrication des suppléments nutritionnels.
La concrétisation de cette ambition dépendra toutefois de plusieurs facteurs, notamment la régularité des livraisons, la disponibilité des matières premières et le respect des exigences de qualité. Les produits destinés aux jeunes enfants et aux femmes nécessitent en effet une maîtrise rigoureuse des procédés de fabrication et des normes sanitaires.
En associant production agricole et transformation industrielle, le gouvernement entend donc favoriser une meilleure valorisation des ressources nationales et renforcer les liens entre les différents maillons de la chaîne alimentaire.
Maîtriser les dépenses publiques et pérenniser les interventions
La réduction des coûts constitue un autre objectif affiché par les autorités. La fabrication locale pourrait contribuer à mieux contrôler certaines dépenses liées à l’approvisionnement des programmes nutritionnels. Les économies effectives dépendront néanmoins des coûts de production, du transport, de la distribution et de la disponibilité des intrants agricoles.
Avec une capacité annoncée de 9 000 tonnes par an, l’usine représente un projet industriel d’envergure dont l’efficacité se mesurera à sa capacité à fournir régulièrement des produits adaptés aux besoins des bénéficiaires.
L’accès aux suppléments nutritionnels devra également être assuré par un dispositif de distribution performant, afin que les produits atteignent effectivement les femmes enceintes, les mères allaitantes et les jeunes enfants concernés.
Après avoir donné son feu vert au projet, le Conseil des ministres a demandé aux ministres compétents de prendre les dispositions nécessaires à sa réalisation. Les prochaines étapes devront préciser les conditions pratiques de mise en œuvre de cette infrastructure.
