Le Conseil constitutionnel du Sénégal a validé la candidature d’Ousmane Sonko pour les élections législatives anticipées de novembre 2024. Cette décision, fondée sur des considérations juridiques précises, écarte les doutes liés à ses démêlés judiciaires et confirme sa participation à un scrutin sous haute tension.
La candidature d’Ousmane Sonko, leader du parti Pastef, a été formellement approuvée par le Conseil constitutionnel ce jeudi 10 octobre 2024, en dépit des controverses entourant son éligibilité. Des interrogations avaient été soulevées, notamment à cause de ses récentes affaires judiciaires, qui avaient alimenté les spéculations sur une possible disqualification.
Serigne Modou Dièye, figure de la coalition And Liggey Sunu Reew (ALSR), avait déposé un recours pour contester la candidature de Sonko. Toutefois, le Conseil constitutionnel, présidé par Mamadou Badio Camara, a rejeté ces allégations en s’appuyant sur des arguments juridiques solides. En premier lieu, il a précisé que l’article LO.184 du Code électoral, invoqué par les opposants à Sonko, ne traite pas des questions d’inéligibilité, lesquelles relèvent de l’article LO.182.
Ensuite, le Conseil a souligné que seule une saisine officielle du Ministre chargé des élections permettrait de remettre en question l’éligibilité d’un candidat. En l’absence d’une telle initiative, il n’avait pas compétence pour statuer sur cette question. Ainsi, la candidature de Sonko, qui avait fait l’objet de tant de débats, est maintenue pour les élections législatives anticipées prévues pour le 17 novembre.
Cette décision juridique importante redéfinit le paysage électoral à un mois du scrutin, où Ousmane Sonko demeure l’une des figures les plus en vue.