Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a précisé jeudi 8 octobre 2026, les raisons pour lesquelles, les étudiants des universités privées doivent encore passer un examen national avant de faire reconnaître leurs diplômes de licence et Master. C’était lors de d’un live Facebook dénommé « Questions d’actualité ».
Bénin : pourquoi les étudiants des universités privées doivent toujours passer l’examen national
Le maintien des examens nationaux de Licence et de Master pour les étudiants des établissements privés d’enseignement supérieur (EPES) s’explique par l’absence d’homologation de certaines formations. C’est entre autres, l’explication donnée jeudi par Wilfried Léandre Houngbédji lors de son émission en direct sur Facebook, « Questions d’actualité ».
Selon le porte-parole du gouvernement, cette exigence est liée au processus d’homologation auquel les établissements privés doivent se soumettre. Institués en 2017, les examens nationaux de Licence et de Master avaient initialement été prévus pour une période transitoire de trois ans, avant d’être pérennisés par un décret adopté en novembre 2020.
« Les universités privées, lorsqu’elles s’installent, elles doivent faire un parcours qui les conduit jusqu’à l’homologation », a expliqué le ministre. Il précise qu’aucun établissement concerné n’aurait, selon ses déclarations, achevé ce processus pour l’ensemble des formations visées. Les diplômes délivrés dans les filières non homologuées ne bénéficient donc pas automatiquement de la reconnaissance de l’État.
Un examen pour garantir l’égalité des chances selon Houngbédji
Pour le gouvernement, l’examen national constitue un mécanisme destiné à éviter que les étudiants du privé soient désavantagés par rapport à ceux des universités publiques, dont les diplômes nationaux sont reconnus par l’État.
« C’est précisément pour ne plus pénaliser les étudiants qui font le privé que l’examen national est institué », a souligné Wilfried Léandre Houngbédji. La réussite à cette évaluation doit notamment permettre aux candidats de postuler aux concours de recrutement de la fonction publique dans les conditions prévues.
Le porte-parole a toutefois précisé que tous les diplômes délivrés par les universités privées ne sont pas systématiquement concernés. Le dispositif vise particulièrement les étudiants issus de formations qui ne disposent pas de l’homologation requise.
Wilfried Léandre Houngbédji a enfin évoqué la fin de la cosignature de certains diplômes, une évolution présentée comme visant à leur conférer une reconnaissance équivalente après la réussite à l’examen national.
