Les Afro-descendants désireux d’obtenir la nationalité béninoise ne sont désormais plus tenus de fournir un test ADN dans le cadre de leur dossier. L’annonce a été faite par Claudy Siar, chargé de mission du président Romuald Wadagni à la culture, aux médias et à la visibilité du Bénin, à travers une publication diffusée sur son compte Instagram.
My Afro Origins : vers une démarche simplifiée pour les descendants d’Africains déportés
Plus de test ADN pour les Afro-descendants demandant la nationalité béninoise. C’est l’information donnée lundi par le chargé de mission du président Romuald Wadagni à la culture, aux médias et à la visibilité du Bénin. S’adressant notamment aux membres de la diaspora africaine vivant dans les Caraïbes et sur d’autres continents, Claudy Siar a indiqué que les démarches peuvent désormais être effectuées sans recourir à une analyse génétique. « Désormais, pour l’obtention de la nationalité béninoise, il n’est plus nécessaire d’effectuer un test ADN », a-t-il affirmé.
Selon les informations communiquées, les personnes intéressées peuvent constituer et transmettre leur dossier avec l’accompagnement de l’organisation Retour Gagnant Bénin, présentée comme une structure de facilitation des démarches administratives liées au processus.
L’annonce marque une évolution notable dans la mise en œuvre du dispositif de reconnaissance de la nationalité béninoise aux Afro-descendants. Si les nouvelles modalités d’examen des demandes n’ont pas encore été détaillées officiellement, cette mesure semble orienter davantage la procédure vers l’analyse des documents administratifs et des éléments historiques produits par les demandeurs.
Cette évolution intervient dans le cadre de la politique de « droit au retour » engagée par le Bénin en faveur des descendants d’Africains déportés lors de la traite négrière.
La plateforme My Afro Origins toujours au cœur du dispositif
Depuis le 4 juillet 2025, les demandes de reconnaissance de la nationalité béninoise peuvent être déposées via la plateforme numérique My Afro Origins, créée en application de la loi n°2024-31 du 2 septembre 2024.
Ce texte accorde aux descendants d’Africains subsahariens déportés hors du continent durant la traite négrière la possibilité d’obtenir la nationalité béninoise par reconnaissance. Accessible en plusieurs langues, la plateforme permet aux candidats de s’informer sur les critères d’éligibilité, de soumettre leur dossier en ligne, de régler les frais de traitement fixés à 100 dollars américains et de suivre l’évolution de leur demande.
Lors du lancement officiel du dispositif, les autorités béninoises avaient expliqué qu’une attestation d’éligibilité est délivrée aux candidats dont la demande est jugée recevable. Cette étape ouvre ensuite la voie à l’obtention de la nationalité béninoise et à l’inscription au Registre national des personnes physiques.
Au moment de la présentation du programme, le gouvernement béninois avait souligné sa volonté de donner une portée concrète au droit au retour des descendants d’Africains dispersés à travers le monde à la suite de l’esclavage et de la traite transatlantique.
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Yvon Detchénou, avait alors présenté cette réforme comme un instrument de rapprochement entre le Bénin et les communautés afro-descendantes. Avec la suppression annoncée de l’exigence du test ADN, le pouvoir Wadagni facilite ainsi l’accès aux candidats souhaitant renouer officiellement avec leurs origines africaines.
