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Niger : des manifestations pour le retrait des soldats américains, la présence russe suscite des questions

Des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi à Niamey pour exiger le départ immédiat des soldats américains stationnés dans le nord du Niger. Cette mobilisation fait suite à la résiliation le mois dernier par le régime militaire d'un accord de coopération avec Washington, selon un journaliste de l'AFP sur place.

La présence des soldats américains sur le sol nigérien n’est visiblement plus du goût des Nigériens. Ce samedi 13 avril 2024, des milliers de manifestants ont scandé des slogans lors d’un rassemblement, qui a eu lieu devant le siège de l’Assemblée nationale au centre de Niamey. Ces manifestations ont connu la participation de plusieurs figures du régime militaire, dont le porte-parole du gouvernement de transition, le colonel Amadou Abdramane.

Les manifestants, initiés par Synergie, un regroupement d’une dizaine d’associations soutenant le régime issu d’un coup d’État le 26 juillet 2023, arboraient des drapeaux burkinabé, malien, nigérien et russe, ainsi que des organisations musulmanes locales.


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Résilier l’accord militaire avec Washington

La résiliation de l’accord militaire avec Washington par Niamey, annoncée le 17 mars dernier et entrée en vigueur immédiatement, a été motivée par des questions d’équité et le caractère imposé de l’accord. Selon le colonel Amadou Abdramane, porte-parole du gouvernement nigérien, la présence américaine sur le territoire est désormais considérée comme illégale et en violation des principes constitutionnels et démocratiques.

La manifestation survient au lendemain de l’arrivée d’instructeurs militaires russes au Niger. Ces derniers ont livré des armes de pointe à Niamey et ont l’intention de déployer des systèmes de défense antiaérienne dans le pays, selon des informations relayées par la télévision nationale. En décembre 2023, le Niger et la Russie ont signé un accord visant à renforcer leur coopération dans le domaine de la défense.

Il est important de rappeler que le régime militaire a destitué le président Mohamed Bazoum le 26 juillet dernier, fermé les frontières, instauré un couvre-feu, suspendu la Constitution et interdit tous les partis politiques. Deux jours après, le général Abdourahamane Tchiani a été proclamé chef d’État.

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