En RDC, Vincent Mwana Mulenda, juge et président à la cour d’appel du Haut-Katanga, est décédé après avoir été grièvement blessé lors d’une attaque à son domicile à Lubumbashi. Le drame relance les inquiétudes sur la sécurité des magistrats dans le pays dirigé par Félix Tshisekedi.
RDC : le meurtre d’un juge à Lubumbashi ravive le débat sur la protection des magistrats
La justice congolaise est en deuil. Vincent Mwana Mulenda, juge et président à la cour d’appel du Haut-Katanga, dans le sud-est de la RDC, a succombé à ses blessures après une attaque survenue dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 septembre à Lubumbashi.
Selon les premiers éléments rapportés, les assaillants se sont introduits dans sa résidence après avoir escaladé les murs et brisé des vitres. Ils auraient exigé les clés du véhicule ainsi que de l’argent avant de tirer sur le magistrat.
Grièvement touché, notamment à la jambe et à la tête, Vincent Mwana Mulenda a été transporté à l’hôpital. Il y est finalement décédé des suites de ses blessures.
Le Conseil supérieur de la magistrature réclame des mesures
Le drame suscite une réaction du Conseil supérieur de la magistrature, qui s’inquiète de la montée des actes d’insécurité visant les acteurs de la justice. L’institution demande que toute la lumière soit faite sur les circonstances de l’attaque et appelle au renforcement de la sécurité des magistrats ainsi que de leurs résidences.
Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a également annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’établir les faits et les responsabilités. Au-delà de l’enquête sur la mort du juge, cette affaire remet sur la table la question de la protection individuelle des magistrats civils.
Le Conseil supérieur de la magistrature rappelle que le port d’une arme de petit calibre par les magistrats est prévu par la loi. L’institution demande au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires afin que cette dotation puisse devenir effective dans les meilleurs délais.
