Sénégal : le PASTEF réagit au limogeage de Ousmane Sonko

Marturin ATCHA
3 min
Ousmane Sonko, ex-Premier ministre du Sénégal

Au Sénégal, le parti au pouvoir a réagi au limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko. La formation politique a rendu hommage au chef du gouvernement sorti.

Ad imageAd image

« Travail remarquable accompli par le Premier ministre et son gouvernement, marqué par la rigueur, le patriotisme et un sens profond de l’intérêt général. C’est en ces terme que le PASTEF a réagi au limogeage de son président, Ousmane Sonko, de son poste de Premier ministre du Sénégal.

Le leadership, la vision et l’engagement de Sonko au service du peuple sénégalais ont constitué une étape fondatrice de notre révolution citoyenne, assure le parti.

Protéger à tout prix le projet

Dans le communiqué consulté par Africaho, le bureau politique national du parti réitère son total soutien au projet qui l’a porté au pouvoir. « Le PASTEF réaffirme son engagement total et indéfectible à préserver le Projet et les idéaux pour lesquels les Sénégalais se sont prononcés lors des scrutins de mars et novembre 2024 et à demeurer fidèle aux aspirations légitimes du peuple« , précise la note.

Lire aussi :  Au Sénégal, Ousmane Sonko est limogé de son poste de Premier ministre !

Un rappel important puisque le respect du projet et son exécution faisaient déjà partie des points de frictions entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye. Des cadres du parti au pouvoir accusent le chef de l’Etat de s’être éloigné du projet qui est le socle même de leur victoire à la présidentielle de mars 2024.

Vers une possible dissolution de l’Assemblée nationale

Le limogeage de Sonko vient mettre un terme au bicéphalisme à la tête de l’Etat. Le duo qui avait tant redonné d’espoir au peuple sénégalais n’a fait que deux ans à la tête du pays. Si l’Assemblée nationale fait bloc derrière Ousmane Sonko, Diomaye Faye aura du mal à gouverner.

Seule et unique carte qu’il détient encore en main, c’est la dissolution de l’Assemblée nationale pour convoquer des élections législatives anticipées. Une option risquée, mais qui irait sans doute de la logique politique de Diomaye Faye de s’octroyer une majorité confortable après avoir réussi à se débarrasser de son Premier ministre, devenu trop encombrant.

Partager cet articles
Follow:
Rédacteur en Chef à Africaho - Journaliste polyvalent - analyste politique. Spécialiste du référencement SEO/GEO.
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *