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“Si Kagame veut la guerre, il l’aura”, Félix Tshisekedi prêt à marcher sur le Rwanda

L’officialisation de l'Alliance Fleuve Congo, le nouveau mouvement politico-militaire de la coalition Kagame-Nangaa agace le président de la République Démocratique du Congo. A travers une vidéo, Félix Tshisekedi a affirmé que l’armée congolaise disposait désormais des capacités techniques et matérielles pour atteindre Kigali. Il a par ailleurs évoqué son intention de convoquer le Parlement pour déclarer la guerre au Rwanda, si l’un des villages du pays venait à être touché par une attaque.

Félix Tshisekedi ouvre-t-til une guerre frontale à Paul Kagame  ? En pleine campagne électorale pour sa réélection pour un second mandat en RDC, le président a exprimé son agacement face à l’annonce de la coalition Kagame-Nangaa et surtout, l’officialisation d’Alliance Fleuve Congo, leur nouveau mouvement politico-militaire. Pour lui, ce mouvement dirigé par Bertrand Bisimwa et qui selon les précisions de ses géniteurs, agira de concert avec le M23 congolais, n’a pas sa place dans le contexte sécuritaire qui prévaut aujourd’hui dans la région partagée par la RDC, le Rwanda et le Kenya.

C’est un rapprochement entre Nangaa, l’ancien président de la centrale électorale congolaise et Paul Kagame qui suscite l’indignation particulièrement en RDC. Pour les congolais – politiques comme civils – l’alliance constitue un acte de haute trahison à l’encontre du peuple congolais. D’ailleurs, lors d’un discours de campagne tenu à N’djili, le président Tshisekedi qui œuvre pour sa réélection, n’a pas manqué de se faire entendre. Il a tout d’abord réaffirmé sa détermination à en finir avec les rebelles avant de pointer du doigt Paul Kagame, à la tête du Rwanda, qu’il a qualifié de “parrain” de Nangaa et par extension, du M23 et du Mouvement Fleuve Congo.

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« Facteurs de répercussions sur plusieurs plans… »

Selon Patrick Muraya, porte-parole du gouvernement congolais, la naissance et le développement de l’AFC, sur le sol kényan, pourraient avoir d’importantes répercussions, à la fois politiques, diplomatiques et économiques, entre les deux pays. Kinshasa a d’ailleurs déjà tapé du poing sur la table en rappelant son ambassadeur à Nairobi. L’exécutif de la RDC  a mis en garde le Kenya qui a pris le contre-pied des récriminations à son encontre. De son côté, William Ruto, le président kényan, a tout simplement expliqué qu’il lui était impossible d’empêcher l’opposant en exil, de faire ses annonces.

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