Le gouvernement béninois prévoit de mobiliser pour 2027, 600 milliards de francs CFA pour financer différents projets destinés à renforcer l’attractivité du pays. Cette ambition vise à accroître la contribution du tourisme à l’économie nationale.
Bénin : 2 millions de visiteurs visés en 2030 par le pouvoir Wadagni
L’administration Wadani veut accélérer le développement du secteur touristique au Bénin. Selon des informations rapportées par La Nation le 30 septembre 2026, cette ambition s’inscrit dans une dynamique engagée depuis plusieurs années. Le retour, en novembre 2021, de 26 trésors royaux du Dahomey, restitués par la France, a notamment contribué à renforcer l’offre culturelle du pays. Ces œuvres avaient ensuite été présentées au public à Cotonou pendant 66 jours.
Depuis 2024, la fête du 10 janvier a par ailleurs été transformée en « Vodun Days ». Selon les données de l’INStaD citées dans le texte, la première édition a enregistré 97 000 visiteurs, contre plus de 435 000 lors de la suivante.
Parallèlement, plusieurs infrastructures touristiques et culturelles ont été développées ou sont en cours de réalisation à Abomey, Porto-Novo et Ouidah. La ville de Ouidah s’est notamment dotée d’une arène en bord de plage.
Le littoral et le patrimoine au cœur des investissements
Les 600 milliards FCFA annoncés pour 2027 doivent notamment contribuer à l’aménagement des 125 kilomètres de côte béninoise et au développement du tourisme balnéaire. Les investissements doivent également concerner les villages lacustres sur pilotis, les palais royaux, les musées, les chutes d’eau ainsi que les sites liés au patrimoine vodun.
Ces orientations s’inscrivent dans le Plan stratégique de développement touristique 2025-2029, présenté comme mobilisant plus de 1,2 milliard d’euros. À travers cette stratégie, le Bénin ambitionne d’accroître progressivement le poids du tourisme dans son économie. Le pays vise deux millions de touristes par an à l’horizon 2030 et souhaite porter la contribution du secteur au produit intérieur brut de 6 % à 13 %.
L’enjeu est désormais de transformer les investissements dans les infrastructures, le patrimoine et la promotion touristique en fréquentation durable et en retombées économiques pour les territoires et les acteurs locaux.
