La Confédération des États du Sahel (AES) a organisé, vendredi 25 septembre 2026 à New York, un événement parallèle de haut niveau en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies. La rencontre a réuni plusieurs partenaires bilatéraux et multilatéraux venus écouter les responsables des trois pays sur les questions de sécurité, de développement et de coopération.
ONU : l’AES veut imposer sa voix dans le débat international
À l’ONU, l’AES met en avant sa diplomatie et défend sa vision de la souveraineté. La délégation de l’AES était conduite par le Premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine et les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Le ministre burkinabè Karamoko Jean Marie Traoré assurait la modération des échanges. Les représentants de la Confédération ont présenté leur vision d’une paix durable et d’un développement économique fondés, selon eux, sur la participation des populations et le respect de la souveraineté des États.
La rencontre visait également à présenter directement aux partenaires la dynamique engagée au sein de l’AES. Karamoko Jean Marie Traoré a estimé que certains partenaires restaient insuffisamment informés des efforts et des résultats enregistrés par les trois pays. « Désormais tous les partenariats qui doivent être mis en œuvre dans notre espace ne pourront se faire qu’en s’articulant sur la vision de l’AES et sur les politiques nationales définies par nos pays », a-t-il déclaré selon le compte rendu consulté par Africaho.
Une diplomatie commune affichée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger
Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a insisté sur l’ouverture de l’AES aux partenariats, à condition qu’ils respectent les principes défendus par la Confédération. Il a également dénoncé le soutien présumé de l’Ukraine à des groupes armés au Sahel, appelant la communauté internationale à réagir.
Plusieurs responsables étrangers ont également pris la parole. Le ministre togolais Robert Dussey a souligné l’interdépendance entre les pays du Sahel et les États côtiers, tandis que son homologue marocain Nasser Bourita a appelé à accompagner l’AES « sans donner de leçon ». De son côté, Leonardo Santos Simão, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, a salué l’initiative et encouragé le dialogue entre l’AES et les autres organisations régionales.
L’événement aura ainsi servi de tribune aux autorités burkinabè, maliennes et nigériennes pour présenter leur vision commune et leur volonté d’inscrire leur action diplomatique dans une logique de souveraineté et de coopération.
