Hospitalisée à l’hôpital de zone de Cotonou, la jeune femme victime de torture au feu à Ekpè, dans la commune de Sèmè-Podji, a livré vendredi 24 avril 2026 un témoignage bouleversant sur les violences qu’elle dit avoir subies. Son état de santé s’améliore progressivement, bien qu’elle souffre encore de douleurs importantes aux poignets et aux chevilles, selon l’équipe médicale.
Bénin : depuis son lit d’hôpital, la jeune femme torturée à Ekpè raconte son calvaire
Dans une vidéo diffusée par l’Institut national de la femme, la victime explique que les violences auraient commencé après qu’un homme plus âgé a exigé qu’elle soit retenue sur place en raison de soupçons de vol de téléphone. Elle affirme avoir ensuite été attachée par plusieurs personnes présentes, avec les mains et les pieds ligotés, avant d’être suspendue. « Après m’avoir ligotée les mains et pieds puis suspendue en l’air, ils ont allumé le feu en bas », a-t-elle lancé.
La jeune femme rapporte avoir été dénudée de force puis soumise à des sévices particulièrement humiliants et violents avant qu’un feu ne soit allumé sous elle. Elle dit garder de fortes douleurs au niveau des poignets, où les liens utilisés pour l’attacher ont laissé d’importantes marques visibles.
Le médecin chef de l’établissement, Cyrille Kpangon, a indiqué que la patiente présente des lésions aux poignets et aux chevilles, ainsi qu’une inflammation des mains affectant la mobilité de ses doigts. Il a précisé qu’elle souffre également d’un traumatisme psychologique important nécessitant une prise en charge adaptée.
L’affaire, largement relayée sur les réseaux sociaux après la diffusion d’une vidéo de la scène, a provoqué une vive indignation. Selon les informations disponibles, six personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Elles devraient être présentées au procureur dans le cadre de l’enquête ouverte sur cette affaire.
