Au Sénégal, le Conseil constitutionnel a refusé d’examiner le recours introduit par l’opposition contre l’élection d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale. La haute juridiction s’est déclarée « incompétente » pour statuer sur le dossier.
Assemblée nationale du Sénégal : Ousmane Sonko conserve son fauteuil de président
Le débat est désormais clôt sur la légalité ou non du retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale du Sénégal. Le conseil constitutionnel a mis un un terme à la procédure engagée par les adversaires du leader du Pastef. L’affaire trouve son origine dans le retour de l’ex Premier ministre au Parlement après son limogeage acté par le président Ousmane Sonko. Quelques jours seulement après avoir été relevé de ses fonctions de Premier ministre, l’ancien chef du gouvernement a retrouvé son siège de député avant d’être élu président de l’Assemblée nationale le 26 mai dernier.
Une restructuration politique qui avait suscité une vive contestation de l’opposition. D’ailleurs, plusieurs responsables politiques ont estimé que la réintégration du leader du Pastef au sein de l’hémicycle contrevenait au règlement intérieur de l’institution. Certains avaient même dénoncé un « coup d’État institutionnel ».
Les requérants soutenaient notamment qu’Ousmane Sonko, après avoir renoncé à son mandat parlementaire pour rester à la tête du gouvernement, ne pouvait retrouver automatiquement son siège de député. Selon eux, une démission préalable de ses fonctions de Premier ministre aurait dû intervenir avant toute réinstallation à l’Assemblée nationale.
À l’époque, le député Abdou Mbow avait qualifié la procédure de « mascarade », arguant que le président du Pastef avait définitivement perdu son mandat parlementaire.
Ousmane Sonko conserve son fauteuil de président de l’Assemblée nationale
La décision du Conseil constitutionnel met désormais fin à cette contestation judiciaire. Elle conforte Ousmane Sonko dans ses fonctions de président de l’Assemblée nationale, poste stratégique au sein des institutions sénégalaises. Et désormais depuis la tribune du parlement, il pourra exercer un contre-pouvoir face au président Bassirou Diomaye Faye.
À la tête du Parlement, Ousmane Sonko avec sa large majorité du Pastef dispose désormais d’un levier important dans les équilibres institutionnels du pays notamment avec l’exécutif. Il a rassuré à maintes reprises, l’opinion de ne pas favoriser un blocage systématique contre les intérêts de l’exécutif tant que cela va s’aligner avec ceux du peuple sénégalais.
