Au Mali, comment les mercenaires russes ont quitté Kidal sous pression des combats

Africaho
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Au Mali, les mercenaires russes de l’Africa Corps ont confirmé, lundi, leur retrait de la ville de Kidal, affirmant avoir quitté la zone sur décision du pouvoir militaire d’Assimi Goïta. Mais comment cette décision intervenue dans de violents combats, a-t-elle été prise ? 

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Retrait de Kidal : les mercenaires de l’Africa Corps évacués après des négociations

Les combattants russes et les soldats maliens retranchés dans leur base au sud de Kidal ont du quitter leurs positions après des négociations dans les attaques menées par des hommes armés du JNIM. Selon plusieurs sources concordantes par ailleurs citées par Maliactu, ils auraient engagé, dès samedi, des négociations avec les forces assaillantes. Ces discussions, menées possiblement avec l’appui d’une médiation étrangère, ont débouché sur un accord permettant leur départ le dimanche suivant, rapporte la presse locale.

Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent plusieurs véhicules quittant Kidal dans le cadre de cette évacuation. Les images indiquent également que les hommes de l’Africa Corps sont partis avec une partie de leur armement lourd, après avoir incendié le matériel qu’ils ne pouvaient emporter.

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Après avoir initialement démenti toute retraite, le groupe paramilitaire russe a finalement reconnu son départ dans une communication diffusée en ligne. « Le personnel continue d’effectuer ses tâches de combat, la situation au Mali demeure complexe », a déclaré l’organisation.

Un revers symbolique pour Moscou et Bamako ?

D’après des estimations de sources sécuritaires, un peu plus d’une centaine de mercenaires russes étaient déployés à Kidal, aux côtés de plusieurs dizaines de militaires maliens. Si la ville ne représentait pas un enjeu militaire majeur pour Moscou, elle revêtait une portée hautement symbolique depuis sa reconquête en novembre 2023 par l’armée malienne et ses alliés russes.

À l’époque, le drapeau de Wagner avait été hissé sur le fort de Kidal, une image abondamment relayée pour illustrer le retour de l’État malien dans ce bastion historique de la rébellion touarègue.

Selon Lou Osborn, du collectif d’investigation All Eyes on Wagner, environ 2 500 supplétifs russes seraient actuellement présents sur le territoire malien, répartis sur une vingtaine de bases et avant-postes.

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Le coût exact de cet appui militaire russe au Mali demeure jusque-là inconnu. Toutefois, en février dernier, le magazine Jeune Afrique estimait à 900 millions de dollars les dépenses engagées par Bamako depuis l’arrivée des forces russes fin 2021. Une estimation jugée surévaluée par certains observateurs, dont Lou Osborn, qui considère que ce montant devrait être revu à la baisse.

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