Au Tchad, la Cour suprême confirme les 20 ans de prison contre Succès Masra

Paul Danongbe
2 min
Succès Masra.

La Cour suprême du Tchad a rejeté jeudi 21 mai le pourvoi en cassation introduit par les avocats de Succès Masra. L’ancien Premier ministre avait été reconnu coupable de diffusion de messages à caractère raciste et xénophobe, d’association de malfaiteurs et de complicité de meurtre.

Ad imageAd image

Tchad : la condamnation de Succès Masra à 20 ans de prison devient définitive

Succès Masra fixé définitivement sur son sort judiciaire dans l’affaire Mandakao. C’est l’issue donnée jeudi par la Cour suprême qui a rendu sa décision dans un contexte de forte tension sécuritaire autour du palais de justice de N’Djamena, où un important dispositif policier et militaire avait été déployé. Selon plusieurs médias tchadiens consultés par Africaho, dont TchadInfos, l’accès à l’audience, pourtant publique, a été fortement restreint, notamment pour les journalistes.

L’ex chef de l’exécutif tchadien avait été condamné en août dernier dans le cadre du dossier lié aux violences intercommunautaires meurtrières survenues à Mandakao en mai 2025. La justice tchadienne estime qu’un message diffusé par l’opposant en 2023 aurait contribué à provoquer ces affrontements sanglants dans le sud du pays.

Lire aussi :  Le Niger détient désormais 45% du capital de Wapco, de nouveaux accords pétroliers signés avec la Chine

Un verdict politique selon l’opposition au pouvoir Déby Itno

Après le rejet du recours, les proches de l’ancien Premier ministre ont dénoncé une décision à caractère politique. Me Francis Kadjilembaye, coordinateur du collectif d’avocats de la défense, cité par RFI, a regretté le rejet du pourvoi alors que celui-ci avait été jugé recevable sur la forme.

Du côté du parti Les Transformateurs, plusieurs responsables continuent de dénoncer un procès politique dans l’affaire Mandakao. Claudia Hoinathy, vice-présidente du mouvement, a appelé à une solution politique, évoquant notamment l’hypothèse d’une grâce présidentielle ou d’une amnistie.

Mahamat Déby Itno et son pouvoir n’ont jusque-là, donné aucune réaction. Le sort de l’ex premier ministre dépend donc visiblement des organisations internationales qui éventuellement, pourraient toutefois intervenir.

Tags :
Partager cet articles
Follow:
Journaliste l Analyste Politique l Présentateur l Web journaliste - Spécialiste référencement SEO l Passionné de la Communication digitale l Maîtrise de cérémonie l Certificat Google
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *