Bénin : la CRIET condamne l’opposant Julien Kandé Kansou à 2 ans de prison ferme

Loan Tamin
3 min
Julien Kandé Kansou

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a condamné, mardi 28 avril 2026, l’opposant béninois Julien Kandé Kansou à 24 mois de prison ferme et à une amende de 10 millions de FCFA. Le militant du parti Les Démocrates était poursuivi pour deux chefs d’accusation.

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CRIET : Julien Kandé Kansou condamné à deux ans de prison ferme pour harcèlement électronique et incitation à la rébellion

Julien Kandé Kansou fixé sur son sort. Le jugement met un terme à plusieurs semaines de procédure judiciaire ouvertes après son arrestation consécutive à la diffusion de publications sur les réseaux sociaux jugées litigieuses par l’accusation.

Des publications en ligne au cœur du dossier. Parmi les éléments retenus contre lui figurent plusieurs vidéos dans lesquelles Julien Kandé Kansou évoquait une « révolution électorale » à l’approche des élections générales. Devant la Cour, le prévenu avait soutenu que cette expression renvoyait à une mobilisation massive des électeurs dans les urnes, et non à un appel à l’insurrection.

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Il avait également expliqué que l’expression « magie électorale », relevée dans ses interventions, faisait référence selon lui à la volonté de surveiller le scrutin pour éviter toute fraude électorale au détriment de son parti.

Durant les débats, la juridiction a aussi examiné d’autres messages extraits de son téléphone, dont certains évoquaient la concentration du pouvoir économique et politique entre les mains d’un seul individu.

Les réquisitions du parquet suivies par le juge

En prononçant cette condamnation, la chambre de jugement a suivi les réquisitions du ministère public, qui avait demandé la même peine contre le militant politique.

Tout au long de la procédure, Julien Kandé Kansou a plaidé non coupable, contestant toute intention subversive dans ses propos.

Lors de sa dernière prise de parole avant le délibéré, le prévenu avait sollicité la clémence de la Cour. Il avait notamment invoqué la nécessité de retrouver ses enfants, qu’il estimait avoir besoin de sa présence, ainsi que son souhait de reprendre la préparation de sa thèse de doctorat.

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La juridiction n’a finalement pas fait droit à cette demande.

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